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27/04/2016 01:55 EDT | Actualisé 28/04/2017 01:12 EDT

Burundi: le gouvernement veut être consulté avant la relance du dialogue interburundais

Le gouvernement du Burundi ne participera au dialogue de sortie de crise que s'il y est officiellement invité et qu'il est consulté, notamment, sur les participants, a-t-il affirmé après l'annonce par les médiateurs internationaux d'une reprise des discussions à partir de lundi à Arusha (Tanzanie).

"Le gouvernement burundais doit être consulté (car) nous devons convenir des personnes qui devraient être invitées, des dates et du lieu", a déclaré Willy Nyamitwe, porte-parole de la présidence, dans une déclaration sur la radio nationale (officielle), captée mercredi.

Bujumbura attend en outre "une invitation officielle", sans quoi "le gouvernement du Burundi considère nécessairement que ce qui se dit est une machination ou une rumeur", selon le porte-parole.

L'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, nouveau co-médiateur dans la crise burundaise, avait annoncé dans un tweet samedi la reprise du dialogue interburundais du 2 au 6 mai à Arusha, assurant que "toutes les parties prenantes devraient être présentes à cette session inaugurale".

Malgré les pressions et sanctions de la communauté internationale, le gouvernement refuse jusqu'à présent de s'assoir à la même table que le Cnared, une plate-forme qui regroupe la quasi-totalité de l'opposition burundaise, en exil ou restée au pays.

A la radio, M. Nyamitwe a martelé : "Ceux qui ont attenté à la vie des citoyens, qui ont voulu renverser des institutions démocratiquement élues et d'autres qui ont versé dans l'insurrection armée dans notre pays ne peuvent pas être conviés à ce dialogue".

Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé sa candidature en avril 2015 à un troisième mandat.

L'échec d'un coup d'Etat en mai, l'étouffement de six semaines de manifestations quasi-quotidiennes et la réélection controversée de M. Nkurunziza en juillet 2015 n'ont pas empêché l'intensification des violences, désormais armées, et qui ont déjà fait plus de 500 morts et poussé plus 270.000 personnes à l'exil.

Bujumbura refuse par ailleurs de discuter du 3e mandat ou que ce dialogue sont organisé à Arusha, ville-symbole qui a abrité de 1998 à 2000 les négociations ayant ouvert la voie à la fin guerre civile de 1993-2006, qui a fait plus de 300.000 morts.

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