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Une Belge écope de 6 ans pour dopage mécanique aux mondiaux

L'Union cycliste internationale (UCI) a rendu son verdict dans un premier cas identifié de « fraude technologique ». La Belge Femke Van den Driessche a été suspendue six ans mardi.

Les officiels avaient découvert un moteur électrique dans un de ses vélos lors des Championnats du monde de cyclo-cross, disputés en janvier à Heusden-Zolder, en Belgique.

La jeune femme est reconnue coupable de « fraude technologique » et suspendue « pour une période de six ans à compter du 11 octobre 2015 et jusqu'au 10 octobre 2021 », a indiqué l'UCI dans un communiqué.

La Belge de 19 ans a également écopé d'une amende de 20 000 francs suisses (26 000 $ CA). Elle est privée de ses titres, notamment ceux de championne d'Europe des moins de 23 ans et de championne de Belgique, a précisé l'UCI.

Van den Driessche, qui devait comparaître le 15 mars, a prévenu lundi qu'elle renonçait à se défendre et a annoncé qu'elle mettait un terme à sa carrière.

« Le vélo concerné a été scanné à l'aide du nouveau test par résonance magnétique déployé cette année par l'UCI. Celui-ci a détecté le moteur alors que le vélo se trouvait au poste de matériel de la coureuse. Il s'agissait d'un moteur Vivax caché avec sa batterie dans le tube de selle, contrôlé par une commande Bluetooth située sous la guidoline », détaille le texte.

« Nous avons investi des ressources considérables dans le développement de cette technologie nouvelle et très efficace de détection, et avons également renforcé les sanctions applicables contre toute personne convaincue de cette forme de tricherie », a réagi le président de l'UCI, Brian Cookson.

« Ce cas constitue une victoire majeure pour l'UCI et tous les amateurs, coureurs et équipes qui veulent être assurés que cette forme de tricherie sera tenue à l'écart de notre sport », a-t-il poursuivi.

Ce premier cas prouvé de fraude technologique a fait sensation en début d'année puisqu'il confirmait les soupçons récurrents depuis 2010, notamment la démonstration de force de Fabian Cancellara dans les classiques de pavés (Tour des Flandres, Paris-Roubaix), rapporte l'agence de presse AFP.

Il n'y a eu aucune preuve à l'encontre du Suisse et les contrôles ultérieurs, mais épisodiques mis en place par l'UCI, n'avaient jamais rien démontré.

Depuis, la suspicion n'a jamais cessé, sans cesse relancée à chaque performance surprenante. Entre autres, l'insolente supériorité affichée par le Britannique Chris Froome au mont Ventoux et à La Pierre-Saint-Martin dans le Tour de France, ajoute l'AFP.

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