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19/04/2016 17:37 EDT | Actualisé 20/04/2017 01:12 EDT

Trump gagne les primaires de New York, résultats incertains côté démocrate

Le milliardaire Donald Trump a emporté haut la main mardi l'élection primaire républicaine de New York, augmentant son avance pour devenir le candidat de son parti à l'élection présidentielle, mais la soirée est plus mitigée pour Hillary Clinton, la favorite chez les démocrates.

Les chaînes de télévision américaines n'ont pas immédiatement annoncé de vainqueur côté démocrate, estimant que même si Mme Clinton est en tête, les premiers résultats sortis des urnes étaient trop serrés entre Hillary Clinton, qui espérait une claire victoire à New York, et son opposant démocrate-socialiste Bernie Sanders

Les tout premiers résultats partiels, portant sur 5% des votes, donnent à M. Trump 69% des voix, contre 19% au gouverneur de l'Ohio John Kasich et 12% au sénateur ultra-conservateur du Texas Ted Cruz.

Sa victoire permet au milliardaire républicain de reprendre l'ascendant sur son principal adversaire Ted Cruz, après une défaite humiliante le 5 avril dans le Wisconsin.

M. Trump a, depuis cette défaite, réorganisé et étoffé son équipe de campagne.

Mme Clinton, 68 ans, qui était favorite dans la primaire démocrate, devait absolument gagner à New York pour faire oublier une série de sept victoires dans huit Etats par Bernie Sanders depuis le 22 mars. La campagne entre les deux a été tendue à New York.

Né à Brooklyn, Bernie Sanders, 74 ans, y a mené une campagne effrénée. Des milliers de supporters enthousiastes, souvent jeunes, étaient venus l'écouter parler de révolution politique et dénoncer les inégalités et Wall Street dans ses meetings géants.

Mais les indépendants, qui souvent votent pour lui, ne pouvaient pas voter aux primaires de New York, réservées aux seuls électeurs inscrits comme démocrates ou républicains.

Donald Trump, 69 ans, avait concentré sa campagne en dehors de New York dans des régions plus rurales ou des villes en difficulté économique, où son message populiste promettant de rendre à l'Amérique sa grandeur trouve un réel écho. Il n'était venu que dimanche à New York, faire brièvement campagne dans l'arrondissement isolé et conservateur de Staten Island.

Il est à couteaux tirés avec l'appareil du parti républicain qu'il accuse de vouloir empêcher sa nomination.

L'Etat de New York était d'autant plus important qu'il est le deuxième, derrière la Californie, en nombre de délégués: 247 démocrates et 95 républicains.

Ils seront attribués à la proportionnelle chez les démocrates. Chez les républicains, Donald Trump pourrait en rafler 81, s'il a obtenu 50% des voix dans chaque circonscription.

Sans attendre les résultats, Bernie Sanders est parti mardi faire campagne en Pennsylvanie, tout comme John Kasich et Ted Cruz. La Pennsylvanie organise ses primaires le 26 avril, ainsi que les Etats du Connecticut, Delaware, Maryland et Rhode Island.

Depuis plus de 20 ans, les primaires de New York arrivaient trop tard dans la saison pour susciter le moindre intérêt. Mais pas cette année, le processus entamé en janvier n'ayant toujours pas permis de déterminer qui sera le candidat de chaque parti à l'élection présidentielle de novembre.

Et trois New-Yorkais étaient dans la course.

Avant ces primaires, Mme Clinton avait déjà accumulé plus de 1.700 délégués (dont 469 super délégués) contre environ 1.100 pour Bernie Sanders (dont 31 super délégués). Il en faut 2.383 pour devenir le candidat démocrate à l'élection présidentielle.

Donald Trump comptait environ 750 délégués, 200 de plus que Ted Cruz. Il en faut 1.237 pour être investi par le parti.

M. Trump accuse le parti républicain de vouloir bloquer sa nomination, s'il arrive en tête à la convention républicaine de juillet, mais sans cette majorité de 1.237. Il dénonce aussi des règles "truquées" pour l'attribution des délégués, qui ne sont pas forcément liées au vote des électeurs.

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