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19/04/2016 08:21 EDT | Actualisé 20/04/2017 01:12 EDT

Tafta: un accord "possible" d'ici fin 2016, mais seulement s'il est "bon" (Malmström)

Il est "possible" de conclure les négociations sur le traité de libre-échange transatlantique (Tafta) d'ici à la fin de l'année, à condition qu'elles aboutissent à "un bon accord", a assuré mardi à Paris la Commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström.

Mme Malmström, qui s'exprimait lors d'un séminaire organisé par le patronat français, a été interrompue brièvement par des militants du collectif "Stop Tafta" qui s'étaient introduits dans la salle.

Une quinzaine de personnes ont chanté "Do you hear the people sing", hymne révolutionnaire de la comédie musicale Les Misérables et brandi des affiches clamant "Sauvons le climat, pas le Tafta, ou encore "de la solidarité, pas de la compétitivité".

"Est-ce que c'est possible de finir (les négociations, ndlr) en décembre? oui", a déclaré la Commissaire européenne, après l'évacuation des militants. "Mais il faut que ce soit un bon accord", a-t-elle ajouté.

"Nous avons fait beaucoup de progrès, mais il reste encore beaucoup à faire", a-t-elle reconnu, alors qu'un nouveau round de négociations doit se tenir la semaine prochaine à New York.

Si cet accord n'est "pas suffisamment bon, oui bien sûr il faudra (faire) une pause", a-t-elle ajouté, prévenant qu'un tel scénario serait "regrettable". "Il faudra reprendre les négociations avec la prochaine administration américaine et qui sait qui ce sera", a-t-elle mis en garde.

A l'issue du dernier round de négociations à Bruxelles en février, les deux parties ont assuré que leur avancée devrait permettre un accord d'ici à la fin de l'année.

A Paris, Mme Malmström a assuré que tous les points abordés dans ces négociations par la Commission européenne étaient "discutés" avec les Etats membres de l'UE et qu'il n'était "pas possible" de négocier des points "contre l'avis" des Etats membres.

En négociation depuis 2013, cet accord commercial (TTIP en anglais), vise à supprimer les barrières douanières et règlementaires entre les Etats-Unis et l'UE.

Il rencontre une forte résistance dans la société civile qui critique notamment son opacité et craint de voir débouler sur le marché européen des produits encore proscrits dans le marché européen comme par exemple des organismes génétiquement modifiés (OGM).

La semaine dernière, le président français François Hollande a déclaré que la France pouvait "toujours dire non" si les conditions qu'elle a posées, concernant la transparence ou encore l'accès aux marchés publics, n'étaient pas respectées.

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