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19/04/2016 14:06 EDT | Actualisé 20/04/2017 01:12 EDT

Soudan du Sud: Washington en appelle à l'ONU sur le retard de Machar à Juba

Le Conseil de sécurité des Nations unies a entamé des consultations mardi sur la situation au Soudan du Sud à la demande des Etats-Unis.

Washington a motivé cette demande par le nouveau report du retour de Riek Machar à Juba, où il est censé prendre ses fonctions de vice-président.

L'arrivé du chef des rebelles a encore été repoussée, peut-être à mercredi, a annoncé son entourage.

"Nous sommes très inquiets de voir que Riek Machar n'est pas retourné à Juba comme il l'avait annoncé publiquement et comme il s'y était engagé aux termes de l'accord" de paix d'août 2015 entre le gouvernement et les rebelles, a expliqué l'ambassadeur adjoint américain David Pressman juste avant la séance.

Le Conseil va évoquer "les prochaines étapes", a-t-il ajouté sans autre précision.

Le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU Hervé Ladsous a estimé que "la situation est fluide". "Il y a des problèmes de perception de part et d'autre", a-t-il expliqué à des journalistes. "Cela signifie que la confiance n'existe pas encore entre les deux parties".

Riek Machar était censé rentrer lundi en provenance de sa base de Pagak, dans l'est du pays, à la frontière avec l'Ethiopie. Mais ce retour avait été reporté à mardi en raison de "problèmes logistiques".

La même excuse a été invoquée mardi par son porte-parole, qui n'a cette fois-ci pas donné de nouvelle date.

Un autre porte-parole de la rébellion, Nyarji Roman, a un peu plus tard déclaré dans un communiqué que M. Machar arriverait mercredi, "si tout va bien".

Selon la rébellion, le retard serait notamment lié à la difficulté d'obtenir une permission de vol pour le chef d'état-major des rebelles, Simon Gatwech Dual, sous le coup de sanctions des Nations unies.

Mais le gouvernement affirme que M. Machar aurait demandé à venir avec 200 soldats et de l'armement supplémentaires, en contradiction avec l'accord de paix d'août 2015.

Riek Machar doit venir à Juba pour prendre ses fonctions de vice-président. Il a été réinstallé à ce poste en février par le président Salva Kiir, ce qui a permis la relance de l'accord de paix, signé le 26 août 2015 et qui prévoyait un cessez-le-feu et un mécanisme de partage du pouvoir.

avz/faa