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19/04/2016 08:13 EDT | Actualisé 20/04/2017 01:12 EDT

La Pologne veut renforcer sa coopération avec la France et l'Allemagne

La Pologne souhaite renforcer sa coopération avec la France et l'Allemagne, a déclaré mardi son ministre des Affaires étrangères, en minimisant les propos de l'homme fort du pays Jaroslaw Kaczynski sur la démocratie "liquidée" en Allemagne.

Début avril, le chef de la diplomatie polonaise, Witold Waszczykowski, avait estimé que la formule du "Triangle de Weimar", désignant la coopération trilatérale entre la Pologne, l'Allemagne et la France, était "épuisée" car les deux pays partenaires ne sont intéressés à la relancer.

"Nous, Polonais, voudrions que le Triangle de Weimar fonctionne plus fréquemment, qu'il ne soit pas uniquement une plateforme de rencontres se déroulant une fois par an ou même plus rarement, mais qu'il soit véritablement une plateforme de consultations ou même de travail sur la stratégie et la politique commune à la veille des événements importants", a soutenu mardi M. Waszczykowski

Le triangle de Weimar pourrait se réunir cet été avant le sommet de l'Otan ou après le référendum en Grande-Bretagne, ou encore pour discuter du conflit russo-ukrainien, a suggéré le ministre lors d'un point de presse avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier.

"Nous sommes intéressés à un Triangle de Weimar actif", a d'ailleurs plaidé ce dernier, évoquant une rencontre prochaine à Weimar.

Le ministre polonais a aussi tenté de minimiser la portée de déclarations du chef des conservateurs au pouvoir, Jaroslaw Kaczynski, selon lequel "il y a des problèmes avec la démocratie en Allemagne", voire une "tentative d'y instaurer la dictature".

Selon le président du parti Droit et Justice (PiS) interviewé par l'hebdomadaire wSieci, "des études sérieuses y paraissent qui prouvent que la démocratie y a été pratiquement liquidée".

Selon M. Waszczykowski, ces déclarations ne sont pas celles d'un responsable du gouvernement polonais mais d'un chef de parti politique.

"Il n'y a aucun fondement permettant d'affirmer l'existence d'une dictature au Parlement allemand", a assuré pour sa part le ministre allemand.

bo/via/gl