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19/04/2016 00:08 EDT | Actualisé 19/04/2017 01:12 EDT

Hollande en Jordanie pour discuter réfugiés et lutte antiterroriste

Le président français François Hollande a atterri mardi matin en Jordanie pour une visite dominée par la crise des réfugiés et la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a constaté une journaliste de l'AFP.

Cette visite officielle d'une journée est la dernière étape d'un périple de quatre jours au Moyen-Orient, après le Liban et l'Egypte.

Elle est, selon l'Elysée, l'occasion pour M. Hollande "de réaffirmer la solidarité et le soutien de la France" à un pays qui accueille plus de 600.000 réfugiés de la Syrie voisine.

Le président français devrait également saluer, en s'entretenant avec le roi Abdallah II, "le rôle pilote de la Jordanie dans la lutte contre le terrorisme".

François Hollande se rendra sur la base aérienne Prince-Hassan, à une centaine de km au nord-est d'Amman d'où décollent les avions français pour aller bombarder des cibles de l'EI en Syrie et Irak dans le cadre de la coalition conduite par les Etats-Unis.

Auparavant, il devrait tenir une table ronde avec les organisations humanitaires en Jordanie, comme le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), l'Unicef et des ONG françaises actives dans l'accueil des réfugiés syriens en Jordanie.

Cette réunion se tient au moment où quelques 50.000 Syriens sont massés le long de la frontière avec la Jordanie, un nombre en forte augmentation alors qu'ils étaient 16.000 trois mois plus tôt, selon des déclarations officielles jordaniennes publiées lundi.

La Jordanie avance des "considérations sécuritaires" pour expliquer la lenteur de l'accueil des Syriens, affirmant craindre que des membres du groupe EI ne s'infiltrent parmi les réfugiés.

Le HCR a toutefois exhorté récemment la Jordanie à "cesser de bloquer les réfugiés dans les zones frontalières reculées pendant des mois et de les transférer rapidement vers des centres de transit".

Par ailleurs, l'association française des victimes du terrorisme attend de M. Hollande qu'il demande l'extradition de personnes mises en cause dans l'attentat de la rue des Rosiers, qui avait fait six mort le 28 août 1982 à Paris.

La justice française avait émis en 2015 quatre mandats d'arrêts internationaux contre des membres présumés du commando ayant mené l'attentat au coeur de Paris, il y a près de 34 ans, dont deux hommes d'origine palestinienne résidant aujourd'hui en Jordanie.

La justice jordanienne a refusé de livrer ces deux suspects à la France mais le procureur général d'Amman a fait appel en février de cette décision.

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