BIEN-ÊTRE
19/04/2016 12:02 EDT

7 griffes québécoises de mode verte

Courtoisie

Et si, plutôt que de consommer avidement des produits interchangeables et sans âme, nous prenions le temps d’apprécier les objets que nous adoptons et les vêtements que nous portons ? À l'approche de la Journée de la Terre, nous avons voulu mettre à l’honneur quelques-unes des griffes québécoises qui ont décidé de prôner une mode plus verte et plus responsable. Des designers et entrepreneurs d’ici, qui s’engagent à changer le monde un sac ou une robe à la fois.

La lingerie éco-chic de U Love Green

Lauréate 2014 du concours provincial Arista organisé par la Jeune Chambre de Commerce de Montréal, Dani (Danielle Gagnon) a créé une ligne de lingerie éco-chic réalisée entièrement à Montréal. Les dessous féminins de U Love Green sont confectionnés en tissus à base de coton bio, c’est-à-dire à base de grains non modifiés et sans agents chimiques, qui se veut à la fois moins toxique pour le corps et plus en harmonie avec la nature. Une approche qui allie le confort de la fibre naturelle à la responsabilité sociale d’une entreprise visant à favoriser l’emploi local et à minimiser son impact environnemental.

La maroquinerie végane selon Matt & Nat

Derrière le nom Matt & Nat, diminutif de Mat(t)erial and Nature, se cache l’envie de réconcilier la matière et la nature. Une idée qui a surgi en 1995 et qui s’est affinée avec le temps, au fil des expérimentations et des recherches en innovation. Depuis 2007, la griffe de maroquinerie montréalaise s’engage à confectionner ses revêtements exclusivement à partir de plastique de bouteille recyclé, introduisant depuis peu quelques pièces conçues à partir de pneus de vélo recyclés. Une philosophie éco-responsable et fortement engagée qui a fait de la marque l’une des pionnières en mode végane. Aujourd’hui reconnue et vendue dans le monde entier, Matt & Natt va plus loin en prônant un mode de vie végane et végétarien, repoussant toujours un peu plus loin les limites de la responsabilité sociale des entreprises. Un modèle de réussite pour le moins inspirant.

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Harricana par Mariouche

Lorsque Mariouche Gagné créait sa marque en 1994 en recyclant le manteau de fourrure de sa mère en vêtement de ski pour financer ses études, elle ne se doutait probablement pas que des dizaines d’années plus tard, Harricana aurait permis de donner un second souffle à plus de 80 000 manteaux, carrés de soie, robes de mariées et autres morceaux destinés à être dépérir dans nos placards. Devenue l’une des griffes travaillant la fourrure recyclée la plus reconnue, Harricana poursuit sa démarche écologique tout en valorisant l’héritage québécois.

Meemoza, pour une mode éco-responsable

Lorsque Emilie Rioux crée Meemoza en 2011, elle imagine une ligne de vêtements à la fois féminine, consciente de ses responsabilités et promouvant le bien-être. Un état d’esprit que la jeune griffe de mode a renforcé avec le temps, s’engageant dans un processus de production toujours plus éco-responsable et ancré dans la communauté locale. Chez Meemoza, les vêtements sont confectionnés non seulement à base de coton bio mais également à partir de modal et de tencel biologiques, originaires de forêts de hêtres et d’eucalyptus certifiées, qui impliquent un usage limité du transport et un traitement du bois sans chlore.

Rien ne se perd, Tout se crée

Rien ne se perd, Tout se crée est le concept imaginé en 2005 par Evelyne Gélinas et Marie-Claude Trempe, deux amies rencontrées sur les bancs de l’école qui ont décidé de proposer des vêtements et des accessoires faits artisanalement, de façon éco-responsable. Quand elles ne travaillent pas le coton biologique sur le métier à tisser de leur atelier de St-Sévère en Mauricie, elles recyclent les chutes de tissus, morceaux de carton ou autre pièce autrement destinée aux poubelles pour créer de nouveaux objets, cartes de souhaits ou lavettes à vaisselle. Une ingéniosité verte qui se traduit par des vêtements éthiques, durables et distinctifs, vendus aujourd’hui dans plus de 90 boutiques à travers le Québec et l’Ontario.

OÖM Ethikwear

En 2005, Pascal Benaskas-Couture quittait la finance pour se lancer dans la mode verte. Son idée de départ? Imprimer des messages positifs à saveur écologique en collaboration avec des organismes de réinsertion sociale. En dix ans, OÖM Ethikwear a bien grandi, proposant toujours plus de lignes éco-responsables, conçues au Québec en utilisant des matières telles que le coton bio, le lin, le chanvre, le lyocell ou le polyester recyclé. En plus de sa ligne pour hommes et femmes (OÖM Ethikwear), l’entreprise a lancé des lignes pour bébés (Bébé OÖM), pour les enfants de 2 à 8 ans (OÖM Junior), pour les entreprises (Rêv-évolution), ainsi qu’un programme de recyclage de vieux vêtements. Une philosophie verte et sociale qui ne cesse de se réinventer !

TSHU : un arbre pour un mouchoir

Pour chaque mouchoir TSHU acheté, la marque québécoise s’engage à planter un arbre. Une façon de se distinguer de façon durable, tout en insufflant un esprit vert aux modes de consommation actuelle. Car derrière cette annonce chargée d’effet, Marion Poirier et Thomas Geissmann, les co-fondateurs de TSHU, ont l’ambition de changer les habitudes, un mouchoir en tissus à la fois. Plutôt que d’être pris et jeté, le mouchoir se réinvente en devenant un objet d’élégance et de distinction, que l’on prend plaisir à garder. Une façon de retrouver le plaisir simple des produits alliant qualité et esthétique qui s’inscrivent dans le temps, à l’opposé d’une mode jetable et interchangeable en perte d’âme.

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