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19/04/2016 07:53 EDT | Actualisé 20/04/2017 01:12 EDT

Ban Ki-moon "profondément inquiet" face aux violences contre les migrants en Europe

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a jugé mardi "profondément inquiétante" la "montée constante du nombre d'attaques violentes et rhétoriques contre les migrants et les réfugiés déportés à travers toute l'Europe".

"Ces actions dans des communautés divisées sèment l'instabilité et trahissent les valeurs et les droits de l'homme qui sont les fondements de la solidarité internationale", a déclaré Ban Ki-moon lors d'une conférence de presse avec le ministre néerlandais des Affaires étrangères Bert Koenders.

Selon lui, la solution pour "éviter toute polarisation" est une réponse globale de la communauté internationale et une "volonté politique de répondre aux causes à la racine de la migration dans les pays d'origine": "cela signifie redresser les conflits, les abus des droits de l'homme et le manque d'opportunités."

Evoquant le Sommet humanitaire mondial à Istanbul le mois prochain et la prochaine session de l'Assemblée générale en septembre, Ban Ki-moon a encouragé les Pays-Bas, qui président actuellement l'Union européenne, à "continuer de prendre l'initiative en vue de sceller une approche européenne commune pour répondre à ces défis".

Outre la migration, le secrétaire général et le ministre néerlandais des Affaires étrangères ont évoqué mardi le récent voyage de Bert Koenders en Afrique de l'Ouest, la guerre civile en Syrie ainsi que la prévention de conflits.

L'accord UE-Turquie prévoit le renvoi de tous les arrivants en situation irrégulière depuis la Grèce vers la Turquie.

Quelque 50.000 personnes, dont au moins une moitié arrivée avant le 20 mars et donc éligible à des relocalisations dans l'UE, restent bloquées en Grèce depuis la fermeture de la route des Balkans, fin février. Parmi elles, plus de 10.000 sont livrées à leur sort à Idomeni, à la frontière avec la Macédoine.

La semaine dernière, près de 300 migrants avaient été blessés lors de heurts avec la police macédonienne qui a employé du gaz lacrymogène et des balles en plastique.

Lundi, la police grecque a tiré du gaz lacrymogène contre des migrants qui vandalisaient un fourgon de police croyant qu'il avait blessé l'un des leurs, dans le camp d'Idomeni.

shm/rap