NOUVELLES
18/04/2016 01:43 EDT | Actualisé 19/04/2017 01:12 EDT

Yémen: l'ouverture des pourparlers de paix retardée (source gouvernementale)

L'ouverture des pourparlers de paix sur le Yémen, prévue lundi à Koweït, est "retardée" car la délégation des rebelles chiites Houthis n'a pas encore quitté la capitale yéménite Sanaa, a-t-on appris de source proche de la délégation gouvernementale.

"Jusqu'ici, nous n'avons pas d'informations, à part que la délégation des Houthis est en retard", qu'elle n'a "pas encore quitté Sanaa et qu'elle tergiverse", a indiqué cette source sous le couvert de l'anonymat.

Les pourparlers qui doivent s'ouvrir lundi sous l'égide de l'ONU à Koweït sont "retardés", a-t-elle ajouté.

La délégation gouvernementale, qui se trouve déjà à Koweït, est dirigée par le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abdel Malek al-Mekhlafi.

A Sanaa, une source proche des rebelles a confirmé à l'AFP que la délégation des Houthis était toujours dans la capitale yéménite.

Vendredi, le médiateur de l'ONU pour le Yémen Ismaïl Ould Cheikh Ahmed avait confirmé devant le Conseil de sécurité des Nations unies qu'un nouveau round de négociations interyéménites devait s'ouvrir lundi à Koweït, en dépit de violations d'un cessez-le-feu entré en vigueur le 10 avril.

Le conflit au Yémen oppose les forces progouvernementales loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi à des rebelles chiites Houthis qui l'ont chassé de la capitale Sanaa en septembre 2014 avec l'aide d'unités de l'armée restées fidèles à l'ex-chef d'Etat Ali Abdallah Saleh.

La guerre a pris une dimension régionale lorsque l'Arabie saoudite a pris en mars 2015 la tête d'une coalition militaire arabo-sunnite pour enrayer l'avancée des Houthis, accusés d'être soutenus par l'Iran.

Depuis cette intervention, la guerre a fait 6.400 morts, pour moitié des civils, et plus de 30.500 blessés, tandis que 2,8 millions de personnes ont été déplacées et 80% de la population a besoin d'une assistance humanitaire, selon l'ONU.

mou/mh/ras/bpe