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18/04/2016 11:21 EDT | Actualisé 19/04/2017 01:12 EDT

Sortir de l'Union européenne coûterait 6100$US aux ménages britanniques

LONDRES — Sortir de l'Union européenne coûterait 6100 $ US à chaque ménage britannique, a prévenu lundi le chancelier de l'Échiquier George Osborne.

Cet estimé s'appuie sur une analyse de 200 pages des coûts à long terme et des bénéfices reliés à l'appartenance à l'Union européenne (UE) et les autres options que George Osborne a publiée lundi en prévision du référendum du 23 juin.

L'économie de la Grande-Bretagne serait plus petite de six pour cent en 2030 qu'elle ne l'est actuellement si le pays devait quitter l'UE et négocier un traité de libre-échange comparable à celui que négocie actuellement le Canada, indique cette analyse de la Trésorerie.

Les opposants ont rejeté cette analyse en la qualifiant d'absurde.

Ses conclusions ne pourraient être plus claires, a déclaré de son côté M. Osborne à la BBC avant qu'elle ne soit dévoilée.

La Grande-Bretagne serait appauvrie, de façon permanente, si elle quittait l'UE, à hauteur de 6100 $US pour chaque foyer, dit-il.

«Il s'agit d'un fait important auquel tous devraient réfléchir quand ils soupèsent leur vote, et en tant que chancelier de l'Échiquier, il m'apparaît évident que nous sommes plus forts, plus en sécurité et globalement mieux au sein de l'UE».

M. Osborne a dit que l'analyse avait évalué les bénéfices que la Grande-Bretagne reçoit en tant que membre de l'UE. Elle a aussi examiné les autres possibilités, comme de se fier uniquement à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) — comme la Chine et la Russie — ou négocier une entente comme celle de la Norvège, dans laquelle la Grande-Bretagne aurait accès au marché unique mais serait obligée de fournir des fonds au budget européen et d'accepter la liberté de mouvement des habitants. L'option canadienne représente le terrain mitoyen, a dit M. Osborne.

«Ce que je rejette, toutefois, est l'idée que la Grande-Bretagne puisse signer une entente quelconque où nous aurions tous les bénéfices de l'appartenance à l'UE mais aucune obligation ni les coûts. La France et l'Allemagne ne nous donneraient pas cela, parce que cela serait une entente supérieure à celle qu'ont la France et l'Allemagne, et ce n'est tout simplement pas crédible».

M. Osborne a aussi rejeté la suggestion voulant que cette analyse n'était que de la propagande déguisée en faits.