NOUVELLES
18/04/2016 09:21 EDT | Actualisé 19/04/2017 01:12 EDT

Panama papers : le gouvernement maltais confronté à une motion de censure

Le gouvernement maltais de Joseph Muscat (gauche) était confronté lundi à une motion de censure déposée au Parlement par l'opposition, à la suite des récentes révélations des "Panama Papers", impliquant notamment son ministre de l'Energie.

A priori, pas d'énorme risque de chute pour le gouvernement de M. Muscat, dont le chef de cabinet est cependant également impliqué.

Après treize heures de débats, au cours desquels 50 des 69 membres du Parlement maltais avaient prévu de parler, le vote devait débuter dans la soirée.

Le parti travailliste au pouvoir a huit sièges de plus que le parti nationaliste.

Le ministre de l'Energie, Konrad Mizzi, et le directeur de cabinet de Joseph Muscat, l'homme d'affaires Keith Schembri, ont tous les deux été cités dans l'affaire du cabinet d'avocats Mossack Fonseca, au coeur du scandale des "Panama Papers".

D'après ces documents, le cabinet d'affaires a été mandaté pour ouvrir des comptes bancaires à ces deux responsables maltais dans les Caraïbes, à Panama, à Dubaï et à Miami.

Ils révèlent également que les banques en question avaient demandé un dépôt initial d'un million de dollars.

MM. Mizzi et Schembri ont tout deux nié avoir agi ainsi et refusé de démissionner de leurs postes. Quant à Joseph Muscat, il a expliqué qu'il attendait le résultat d'investigations judiciaires pour prendre une décision.

Les révélations d'évasion fiscale de grande ampleur dans le cadre des "Panama Papers", impliquant des hauts responsables politiques, des sportifs ou des milliardaires, ont provoqué une onde de choc mondiale et conduit plusieurs pays à ouvrir des enquêtes afin d'identifier les fraudeurs présumés et les faits qui leur sont reprochés.

Depuis, deux responsables politiques européens ont été contraints à la démission : le ministre espagnol de l'Industrie, Jose Manuel Soria, après avoir passé une semaine à nier catégoriquement tout lien avec des paradis fiscaux, et le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson, sous la pression de la rue outrée par les révélations sur ses placements dans ces pays accueillant des sociétés offshore.

str-am/lrb/bds