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18/04/2016 12:49 EDT | Actualisé 19/04/2017 01:12 EDT

Ottawa inquiet de la perception de possibles nouvelles compressions à la SRC

OTTAWA — Le gouvernement libéral s'inquiète de l'impression que l'annonce d'une possible nouvelle ronde de compressions à Radio-Canada pourrait laisser sur le public.

Les fonctionnaires du ministère du Patrimoine ont soulevé cette préoccupation dans des points d'allocution préparés en vue d'une rencontre s'étant tenue le 1er décembre dernier entre la ministre Mélanie Joly et le pdg de la société d'État, Hubert Lacroix.

Ils suggéraient à Mme Joly de demander au grand patron du diffuseur public comment il justifierait publiquement une nouvelle ronde de compressions alors qu'Ottawa regarnit ses coffres, selon ces documents obtenus par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Le plan stratégique quinquennal de la société d'État prévoit une diminution du nombre d'employés pouvant aller jusqu'à 1500 d'ici 2020. Environ 650 de ces postes ont été supprimés jusqu'à présent.

Dans un passage de la série de documents gouvernementaux préparés pour l'entrée en fonction de Mélanie Joly, l'automne dernier, il est écrit qu'une autre vague de coupures «devrait être faite d'ici mars 2016» à CBC/Radio-Canada.

La société d'État n'a pas voulu confirmer si d'autres pertes d'emploi étaient à prévoir, lundi, ce qui a été perçu comme une preuve de son «opacité», a dénoncé le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC).

Au ministère du Patrimoine canadien, l'attaché de presse de la ministre Joly n'a pas voulu commenter le dossier des compressions, plaidant que le diffuseur national est indépendant dans sa gestion des opérations.

Le gouvernement de Justin Trudeau a annoncé dans son budget inaugural, en avril dernier, un réinvestissement de 675 millions $ sur une période de cinq ans pour CBC/Radio-Canada.