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18/04/2016 01:29 EDT | Actualisé 19/04/2017 01:12 EDT

Le baromètre des classiques ardennaises

La hiérarchie attendue a été chamboulée dimanche à l'Amstel Gold Race qui a donné le ton de la semaine des classiques ardennaises, avec Gilbert et Kwiatkowski à la baisse mais Gasparotto et Alaphilippe à la hausse avant les deux prochains rendez-vous.

LES TOPS

LES EQUIPES INVITEES. Trois des quatre premiers de Valkenburg (Gasparotto 1er, Colbrelli 3e, Coquard 4e) portent les couleurs d'équipes classées à l'échelon Continental Pro, autrement dit la deuxième division, et par conséquent dépendantes d'une invitation des organisateurs. La performance est d'autant plus remarquable que ces formations a priori moins armées présentent le double handicap de l'infériorité numérique -7 équipes sur 25 sont issues de cette catégorie- et d'une expérience moindre aux grandes classiques longues d'environ 250 kilomètres.

A l'heure où les organisateurs du Tour de France bataillent contre l'Union cycliste internationale (UCI) et, en sous-main, les patrons d'équipes WorldTour au nom de l'ouverture d'accès aux plus grandes courses, le constat a été souligné par Thierry Gouvenou: "Trois des quatre premiers ne marqueront pas de points au classement UCI WorldTour. Ont-ils le droit de rester sur la photo?", a réagi le directeur de course du Tour.

JULIAN ALAPHILIPPE. "Je suis content de pouvoir jouer de nouveau la gagne dans une course aussi difficile", s'est réjoui le Français, à qui son équipe avait demandé de privilégier le sprint. Des dix premiers de l'Amstel Gold Race, Alaphilippe (6e) est avec les Italiens Enrico Gasparotto et Diego Ulissi (7e), et aussi le Belge Tim Wellens (10e), le plus consistant des candidats à la Flèche Wallonne dès mercredi et à Liège-Bastogne-Liège dimanche prochain.

Deuxième de ces deux courses l'an passé, le Montluçonnais revient en forme au bon moment après des mois passés à tenter de se rétablir d'une mononucléose. Il reste au jeune Français (23 ans) à partager les responsabilités avec l'une des recrues de son équipe Etixx, l'Irlandais Dan Martin, qui a préféré faire l'impasse sur la Gold Race.

LES FLOPS

PHILIPPE GILBERT. Le Belge a souffert de son doigt fracturé qui l'a contraint à adopter une autre position sur le vélo. "Du coup, j'étais complètement bloqué au niveau de la nuque et du dos. Je ne pouvais plus développer de force à la fin", a expliqué l'homme du Cauberg, trois vainqueur de la classique néerlandaise et aussi champion du monde en 2012 sur la colline du Limbourg.

Le Liégeois s'est avoué diminué au micro de la télévision belge francophone en vue des deux "Ardennaises" à venir: "Si le même phénomène se produit, ce sera compliqué. On verra. Au niveau des jambes, ça allait. Mais quand on a mal comme cela, on ne peut pas déployer de force."

MICHAL KWIATKOWSKI. Le vainqueur 2015 a jeté l'éponge après la troisième des quatre ascensions du Cauberg. "Il n'avait pas de bonnes jambes, c'est aussi simple que cela", a commenté Kurt-Asle Arvesen, le directeur sportif de l'équipe Sky.

Le Polonais (25 ans) fera l'impasse sur la Flèche Wallonne pour se concentrer sur Liège. "C'était prévu", a souligné Arvesen. "Il va passer quelques jours en Espagne et rejoindra jeudi le groupe". Pour tenter de conquérir la Doyenne des classiques qu'il a seulement approchée en 2014 (3e), l'année de son titre mondial.

jm/mam