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18/04/2016 07:10 EDT | Actualisé 19/04/2017 01:12 EDT

La Jordanie n'installera pas de caméras de surveillance sur l'esplanade des Mosquées (officiel)

La Jordanie a décidé de mettre fin à l'installation de caméras de surveillance sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem à cause "des réactions de certains" Palestiniens qui "ont fait part de doutes sur les objectifs" d'un tel projet, a indiqué lundi le Premier ministre jordanien.

"Nous avons été surpris des réactions de certains (Palestiniens) qui ont émis des remarques, se sont interrogés et ont fait par de leurs doutes sur les objectifs du projet", a affirmé Abdallah Nsour, cité par l'agence officielle Petra.

Le royaume hachémite, gardien des lieux saints à Jérusalem-Est occupée, avait annoncé le 20 mars l'installation au cours "des prochains jours" de 55 caméras de surveillance sur l'esplanade des Mosquées, pour documenter "les violations" israéliennes.

"Parce que nous respectons le point de vue" des Palestiniens (...), nous avons estimé que ce projet n'était plus consensuel, mais une source de conflit éventuel, et avons décidé de mettre fin à son exécution", a indiqué M. Nsour.

Selon lui, l'objectif principal de la Jordanie était d'installer des caméras de surveillance "sur l'esplanade et non pas à l'intérieur des mosquées, pour documenter les agressions israéliennes à répétition sur les lieux saints".

L'esplanade, qui abrite la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher, est située à Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem annexée et occupée par Israël. Elle est le troisième lieu le plus sacré de l'islam, mais aussi le site le plus saint des juifs, qui la révèrent comme le mont du Temple.

Le leader de la faction radicale du Mouvement islamique, Raed Salah, avait appelé la Jordanie a reconsidérer le projet, craignant qu'il ne deviennent des "yeux pour Israël".

Un accord pour la mise en place d'une surveillance vidéo 24h/24 de tous les secteurs de l'esplanade des Mosquées avait été annoncé en octobre par le secrétaire d'Etat américain John Kerry après ses rencontres avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président palestinien Mahmoud Abbas et le roi Abdallah II de Jordanie.

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