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18/04/2016 09:16 EDT | Actualisé 19/04/2017 01:12 EDT

L'identité des deux victimes québécoises du séisme en Équateur est confirmée

MONTRÉAL — L'identité des deux victimes québécoises du tremblement de terre en Équateur a été confirmée, lundi, par un membre de la famille.

Il s'agit de Jennifer Mawn et de son garçon de 12 ans, Arthur Laflamme, a indiqué à la station de radio 98,5 Guy Laflamme. Son neveu, Pascal Laflamme, avait déménagé en Équateur en septembre avec sa femme et leurs deux enfants, car la famille aimait bien voyager et travailler à l'étranger, a-t-il dit.

Le séisme de magnitude 7,8, le plus puissant à frapper le pays depuis 1979, a fait au moins 350 morts et 2500 blessés. La Croix-Rouge espagnole croit que jusqu'à 100 000 personnes pourraient avoir besoin d'aide. Selon l'organisation humanitaire, qui collabore avec sa consoeur équatorienne, entre 3000 et 5000 personnes ont besoin d'un abri temporaire.

Lorsque la terre a commencé à trembler, samedi soir, Pascal Laflamme communiquait avec son père, Réal, au Québec, a raconté son oncle Guy. Il a alors crié à sa famille de sortir et puis la communication s'est interrompue. Le Québécois a finalement réussi à rétablir la communication avec ses proches pour leur annoncer le décès de sa femme et de son fils. Lui et sa fille, Laurie-Ann, ont été légèrement blessés lors du séisme mais ils se portent bien.

La petite famille avait l'habitude de communiquer dans son blogue au fil de ses pérégrinations — ils ont vécu dans l'île de la Réunion de 2007 à 2010, sont rentrés brièvement au Québec puis sont repartis pour l'île Maurice, dans l'océan Indien, avant de s'installer en Équateur.

Pascal Laflamme écrit dans son blogue que la famille s'est installée en septembre dernier dans la petite ville côtière de Bahia de Caraquez, sur le Pacifique.

Jennifer Mawn, une neuropsychiatre, avait fondé une clinique pour enfants et adolescents à Longueuil, sur la Rive-Sud de Montréal. Un collègue de travail, Hugo Laprise, a expliqué que la docteure Mawn était toujours impliquée, à distance, dans les affaires de la clinique, avec laquelle elle communiquait plusieurs fois par semaine. Il a parlé d'une femme très gentille, positive, très honnête et professionnelle.

Affaires mondiales Canada a demandé aux Canadiens dont des proches seraient en Équateur de communiquer avec son centre d'urgence. Le ministre fédéral de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale, a par ailleurs indiqué que le Canada était prêt à répondre «avec diligence» à toute demande d'assistance de l'Équateur.