NOUVELLES
16/04/2016 07:36 EDT | Actualisé 17/04/2017 01:12 EDT

Raul Castro écarte toute "thérapie de choc" pour l'économie cubaine

Le président cubain Raul Castro a écarté samedi tout recours à une "thérapie de choc" et aux privatisations pour moderniser l'économie cubaine, dans un discours prononcé à l'ouverture du Congrès du Parti communiste cubain (PCC).

"Cuba ne pourra jamais se permettre l'application de ce qu'on appelle les thérapies de choc, souvent appliquées au détriment des classes les plus défavorisées de la société", a déclaré M. Castro à l'ouverture de quatre jours de débats entre délégués du parti unique.

"Les formules néolibérales qui prônent la privatisation accélérée du patrimoine de l'Etat et des services sociaux, comme l'éducation, la santé et la sécurité sociale, ne seront jamais appliquées sous le socialisme cubain", a-t-il encore prévenu.

Au pouvoir depuis 2008, Raul Castro a entamé une "actualisation" du modèle économique cubain, longtemps calqué sur le modèle soviétique, avec une ouverture prudente à l'entrepreneuriat privé et aux investissements étrangers.

Face aux délégués du PCC, il a expliqué samedi la lenteur des réformes par le souci du gouvernement de ne laisser aucun des 11,1 millions de Cubains au bord de la route.

"Ce principe, de ne laisser personne désarmé, conditionne en grande partie le rythme de l'actualisation du modèle économique cubain, qui subit de manière indéniable les effets de la crise économique internationale et (...) de l'embargo" américain imposé à l'île depuis 1962 par les Etats-Unis, a-t-il expliqué.

bur-ag/bds