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16/04/2016 11:40 EDT | Actualisé 17/04/2017 01:12 EDT

Nuit debout: cinq minutes de temps de parole pour Varoufakis

L'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis est venu samedi soir apporter son soutien aux participants du mouvement "Nuit debout" à Paris, obtenant comme chaque volontaire le droit de s'exprimer quelques minutes devant la foule, a constaté une journaliste de l'AFP.

Jean bleu et blouson de cuir noir, l'ex-ministre vedette du premier gouvernement grec de gauche radicale a patienté parmi les milliers de personnes, attendant que l'assemblée générale vote pour lui accorder le droit de s'exprimer cinq minutes sur le podium.

"Je vous apporte la solidarité d'Athènes", a-t-il lancé sous les regards curieux et goguenards des participants à cette manifestation citoyenne inédite, qui se tient chaque nuit depuis le 31 mars sur la place de la République, où est érigé un mémorial aux victimes des attentats de 2015.

"Ils nous disent que nous occupons les places, mais ce sont eux qui essaient de privatiser ce qui est à tous" a-t-il encore affirmé.

"Il y a un an, quand j'étais ministre des Finances, mon bureau donnait sur la place Syntagma", où convergent les manifestations à Athènes, a-t-il raconté, relatant la visite de l'ambassadeur des Etats-Unis venu tenter de le convaincre d'accepter les conditions de la "troïka" (FMI, UE, BCE) des créanciers de la Grèce.

"Ma réponse a été: ma place naturelle n'est pas dans ce bureau, elle est sur la place à manifester contre ce ministère", a martelé Yanis Varoufakis tout en appelant les militants à ne pas céder aux compromissions.

Evoquant le projet de loi travail -- au centre des débats de ce rassemblement -- l'ancien ministre a accusé le président François Hollande de "dévaloriser le travail". "Président Hollande, cela ne peut pas marcher, cela ne peut qu'approfondir la crise".

La semaine passée, un député européen de Podemos, Miguel Urban Crespo, était lui aussi venu soutenir les militants de la place de la République.

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