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16/04/2016 03:12 EDT | Actualisé 17/04/2017 01:12 EDT

Le pape souhaite ramener au Vatican des réfugiés de Lesbos (gouvernement grec)

Le pape François a exprimé le souhait de ramener au Vatican des réfugiés arrivés sur l'île grecque de Lesbos, où il effectue samedi une visite de solidarité avec ces exilés, a indiqué à l'AFP l'organe grec de coordination de la politique migratoire (SOMP).

Ces réfugiés appartiennent à des "groupes vulnérables" et "sont arrivés à Lesbos avant la mise en vigueur de l'accord UE-Turquie" ouvrant la voie au renvoi des arrivants en Turquie, a indiqué le SOMP, sans plus de détails.

Selon la télévision publique ERT, il s'agit de trois familles hébergées au camp ouvert de Kara Tepe et qui ont été tirées au sort.

Selon l'agence de presse grecque Ana, le pape veut ramener ces réfugiés, une dizaine au total, à bord de son avion, lors de son départ dans l'après-midi de Lesbos. Le SOMP n'a toutefois pas confirmé ces modalités.

Dans une interview à la radio italienne publique Radio Rai 1, le président de l'organisation catholique proche du Vatican Sant'Egidio, Marco Impagliazzo, a déclaré que le "pape emmènerait en Italie des réfugiés syriens".

Le pape François effectue samedi une visite de quelques heures sur l'île grecque de Lesbos, porte d'entrée des migrants en Europe, pour marteler un message d'accueil et de solidarité qui peine toujours à passer, même auprès des catholiques.

Le 16 mars dernier, lors d'une audience sur la place Saint-Pierre au Vatican, le pape avait fustigé les gouvernements qui "ferment leurs portes" aux migrants, encourageant une nouvelle fois à l'ouverture des frontières, alors que la route des Balkans est close.

"Comment est-il possible que tant de souffrances puissent s'abattre sur des hommes, des femmes et des enfants innocents", avait encore demandé le pontife argentin, lui-même petit-fils d'immigrés italiens.

Ces réfugiés "sont là, à la frontière, car tant de portes et tant de coeurs sont fermés", avait déploré le pape, dans une allusion au camp de fortune d'Idomeni, à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, où quelque 12.000 personnes sont bloquées dans des conditions dramatiques.

Le tout petit Etat du Vatican, qui compte moins d'un millier d'habitants, héberge pour sa part deux familles de réfugiés.

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