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16/04/2016 08:47 EDT | Actualisé 17/04/2017 01:12 EDT

L'Europe ne peut devenir une "nouvelle patrie" pour les migrants, selon Helmut Kohl

L'ex-chancelier Helmut Kohl a estimé que l'Europe ne pouvait "devenir une nouvelle patrie" pour les migrants et critiqué, sans la nommer, la politique d'Angela Merkel en la matière, dans la nouvelle préface d'un de ses livres.

Cité par le journal Tagesspiegel à paraître dimanche, ce texte qui ouvre l'édition hongroise de son dernier livre "Par souci de l'Europe", estime que la solution à la crise migratoire "n'est pas en Europe" mais "dans les régions concernées".

"L'Europe ne peut devenir une nouvelle patrie pour les millions de gens qui sont dans l'urgence de par le monde", a jugé l'ancien chancelier qui doit recevoir chez lui mardi Victor Orban, le Premier ministre hongrois et farouche opposant à la politique migratoire d'Angela Merkel.

Sans la nommer, M. Kohl critique, selon le journal, la décision prise par la chancelière d'accueillir à l'automne dernier les migrants en Allemagne.

"Les décisions solitaires, aussi fondées que peuvent les considérer ceux qui les prennent, et les politiques nationales de cavalier-seul doivent appartenir au passé", a ainsi déclaré le chancelier, considéré comme le père de la Réunification allemande.

Pour ce dernier, beaucoup de migrants "viennent de milieux culturels différents". "Pour une large part, ils ont une croyance qui est différente des croyances judéo-chrétiennes qui font partie des fondements de notre ordre social et de notre échelle de valeurs", a-t-il estimé.

Helmut Kohl, 86 ans, n'apparaît quasiment plus en public depuis une chute dans les escaliers en 2008, suivie un an plus tard d'un accident vasculaire cérébral qui l'a laissé très affaibli.

elr/mr