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15/04/2016 21:21 EDT | Actualisé 16/04/2017 01:12 EDT

Départ du pape François pour sa visite à l'île de Lesbos

Le pape François s'est envolé tôt samedi matin pour une courte visite de "solidarité" sur l'île grecque de Lesbos, devenue l'année dernière la porte d'entrée en Europe de centaines de milliers de migrants.

Parti de l'aéroport romain de Fiumicino à 7H00 locales (5H00 GMT), l'avion du pontife argentin est attendu à 10H20 (07H20 GMT) à Mytilène, le chef-lieu de l'île.

A sa descente d'avion, Jorge Bergoglio sera accueilli par le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. Ce dernier restera cependant en retrait pendant toute la visite que le Vatican a annoncée comme "humanitaire et oecuménique, pas politique".

La majeure partie de la visite aura en effet lieu en compagnie de Bartholomée, le patriarche de Constantinople qui exerce une primauté honorifique au sein des patriarches orthodoxes, et Ieronymos, l'archevêque orthodoxe d'Athènes et de toute la Grèce.

Les trois responsables religieux doivent se rendre au camp de Moria, pour prendre le temps de parler avec quelques uns des près de 3.000 migrants qui y sont enfermés. Arrivés après l'entrée en vigueur le 20 mars de l'accord entre l'Union européenne (UE) et la Turquie, ils sont voués à être renvoyés, sauf hypothétique acceptation de leur demande d'asile en Grèce.

Le pape, le patriarche et l'archevêque sont ensuite attendus au port de Mytilène, pour une rencontre avec la population de l'île et une prière à la mémoire des victimes des migrations.

A Lesbos, rien n'a changé pour la visite, à part la peinture fraîche sur les murs du camp de Moria. "On a fait seulement un peu de nettoyage pour rendre la ville présentable, +ils+ veulent que tout soit très simple", a expliqué à l'AFP Marios Andreotis, un porte-parole de la mairie.

Mais plusieurs voix ont exprimé l'espoir que le pape dénonce clairement l'accord controversé UE-Turquie qui cherche à freiner un afflux massif de migrants mettant l'unité européenne à rude épreuve.

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