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15/04/2016 21:54 EDT | Actualisé 16/04/2017 01:12 EDT

Débordements et dégradations en marge de "Nuit debout" à Paris: 22 interpellations

Vingt-deux personnes ont été interpellées dans la nuit de vendredi à samedi à Paris après des violences contre les forces de l'ordre et des dégradations en marge de de la manifestation "Nuit debout", qui se tient chaque nuit depuis le 31 mars à Paris, a annoncé la préfecture de police.

Alors que 3.000 personnes ont participé à la manifestation dans la soirée place de la République, "une centaine d'individus déterminés" parmi elles ont rassemblé vers 01H30 (23H30 GMT) poubelles et autres panneaux de chantiers puis ont brûlé des palettes et des détritus, avant de jeter "à de nombreuses reprises" des projectiles (bouteilles, cannettes, pavés) sur les forces de l'ordre, affirme la préfecture de police dans un communiqué.

Celles-ci ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène puis ont repoussé hors de la place de la République "le groupe de casseurs", qui s'est dispersé dans le nord-est de la capitale, commettant "un certain nombre de dégradations". Deux agences bancaires et un chantier ont notamment été vandalisés.

Vingt-deux personnes ont été interpellées pour "jets de projectiles, violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique, recel de vol", a indiqué la préfecture.

Quelques personnes parmi les manifestants ont été incommodées par les gaz lacrymogènes, alors que quatre policiers et gendarmes ont été blessés légèrement.

Depuis deux semaines, la place de la République, esplanade emblématique où est érigé un mémorial aux victimes des attentats de 2015, est l'épicentre d'un mouvement citoyen inédit, "Nuit debout", lancé au soir du 31 mars contre une réforme du droit du travail "et le monde qui va avec", qui a essaimé dans plus d'une cinquantaine de villes françaises.

Vendredi, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait prévenu que les auteurs de violences en marge des manifestations seraient "inlassablement interpellés et poursuivis", après de nombreux incidents qu'il a qualifiés d'"intolérables". "151 policiers ont été blessés depuis le début de ces manifestations", avait-il alors indiqué.

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