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16/04/2016 03:20 EDT | Actualisé 17/04/2017 01:12 EDT

Amstel Gold Race - Gilbert ouvre un nouveau chapitre

Philippe Gilbert, trois fois vainqueur, ouvre un nouveau chapitre dans l'Amstel Gold Race, la première des trois classiques ardennaises qui se joue dimanche sur les pentes du Cauberg, dans le sud des Pays-Bas.

Entre Maastricht et Valkenburg, au long des 248,7 kilomètres parsemés de... 34 ascensions, le Belge, fort d'une immense expérience (33 ans, sept fois dans les 10 premiers), évolue dans son jardin. Mais son approche de l'unique classique néerlandaise du calendrier a été contrariée à l'entraînement par une altercation avec un automobiliste. Au-delà de la polémique sur les responsabilités, il est sorti de l'incident avec un doigt fracturé qui compromet en partie ses chances.

Face aux (nombreux) autres prétendants, surtout le Polonais Michal Kwiatkowski et l'Australien Michael Matthews, Gilbert préfère relativiser ce handicap: "L'asphalte des routes est parfaite, il y a peu de trous, je ne sais pas s'il y en a même un seul."

"Une fois en course, ce seront la concentration et la motivation (qui primeront), estime-t-il. Au bout, il y a peut-être le succès ou une belle récompense, ça vaut la peine d'avoir mal. C'est aussi une question d'envie".

Le Wallon qui connaît chaque virage et possède une connaissance inégalée du Cauberg, la difficulté décisive dans les 3 derniers kilomètres (500 mètres à 9 % sur la partie la plus pentue), situe son niveau: "Je pense être prêt. Gagner, c'est autre chose, surtout après ce qui m'est arrivé. Mais je serai en tout cas dans le final."

- La facilité de Kwiatkowski -

Pour gagner, Gilbert doit faire la décision dans la quatrième et dernière ascension du Cauberg devenue la colline sacrée du Limbourg, cette région des Pays-Bas qui jouxte la Belgique et l'Allemagne. L'an passé, son forcing avait été neutralisé par Matthews qui, en se dépouillant pour le suivre, avait manqué de forces ensuite au moment du sprint (3e).

Le jeune Australien, 25 ans, s'est promis de ne pas commettre deux fois la même erreur. Il s'est fixé sur le rendez-vous d'autant qu'il dispose d'un groupe solide en appui (avec Gerrans, trois fois 3e à Valkenburg). Il s'est préparé sur un autre front en allant gagner le Tour de la Rioja, en Espagne, le jour du Tour des Flandres. Il lui reste encore à franchir la dernière marche pour gagner une grande course d'un jour, lui qui cumule les places d'honneur.

A l'inverse, Kwiatkowski (25 ans lui aussi), vainqueur sortant, a déjà fait ses preuves. Le Polonais, passé à l'intersaison dans l'équipe Sky, n'a pas couru depuis deux semaines. Mais sa facilité et sa maîtrise plaident pour lui dès lors qu'il peut gagner de plusieurs manières, en suivant ses adversaires dans le Cauberg ou en attendant le sprint... 1800 mètres après le sommet de la côte. En fonction de ses adversaires et du sens du vent.

Si l'Espagnol Alejandro Valverde (2e en 2015) fait défaut dans le peloton des 25 équipes, nombreux sont ceux qui avancent leur candidature, quitte à créer une demi-surprise comme l'avait fait l'Italien Enrico Gasparotto en 2012. A l'exemple de la révélation tchèque Petr Vakov (vainqueur mercredi de la Flèche Brabançonne devant... Gasparotto) qui fait équipe avec Julian Alaphilippe, lequel porte l'essentiel des chances françaises avec Tony Gallopin.

jm/dhe