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13/04/2016 09:04 EDT | Actualisé 14/04/2017 01:12 EDT

Yémen: nouveaux combats, un officier tué malgré la trêve

Un officier de l'armée a été tué mercredi par des tirs de la rébellion chiite au Yémen où de nouveaux combats ont fait des morts, au troisième jour d'une trêve dans cette guerre qui dure depuis plus d'un an.

Un sniper du mouvement rebelle des Houthis a touché mortellement le général Saïd al-Houri, commandant des forces loyalistes dans la région de Nahm, au nord-est de la capitale Sanaa, selon des source militaires et médicales.

Les rebelles pro-iraniens ont également bombardé au mortier la même région, blessant six soldats de l'armée du président Abd Rabbo Mansour Hadi, ont ajouté ces sources.

Dans la province de Marib, à l'est de la capitale, deux combattants pro-Hadi ont été tués et sept blessés dans des affrontements sporadiques avec les rebelles, a déclaré à l'AFP un officier loyaliste, le commandant Abdallah Hassan.

Durant ces accrochages, au moins un rebelle a été tué et plusieurs blessés et capturés par les forces progouvermentales, a-t-il ajouté.

Les affrontements ont éclaté dans la nuit lorsque les rebelles et leurs alliés -des unités de l'armée restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh- ont tenté de reprendre aux forces pro-Hadi une position dans la région de Sarwah qui commande la route vers Sanaa, aux mains des rebelles depuis septembre 2014, selon une source militaire.

Dans le Sud, trois enfants, âgés de 6 à 10 ans, ont péri dans la chute d'un obus de mortier tiré par les rebelles sur un village de la province de Chabwa, selon un responsable provincial.

Les protagonistes continuent de se battre sur différents fronts, malgré la trêve entrée en vigueur à l'initiative de l'ONU qui cherche à obtenir une cessation des hostilités pour favoriser une reprise des pourparlers de paix interyéménites à partir de lundi à Koweït.

Mais l'ONU et la coalition militaire arabo-sunnite menée par l'Arabie saoudite, qui soutient le président Hadi, ont minimisé l'impact des violations du cessez-le-feu.

Malgré ces incidents, qualifiés de "mineurs" par la coalition, "la cessation des hostilités semble tenir globalement" au Yémen, a estimé lundi le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.

Mais le porte-parole du mouvement des rebelles, Mohamed Abdessalam, a estimé mercredi sur sa page facebook que "les forces de l'agression" n'oeuvrent "pas sérieusement pour un arrêt de la guerre".

Depuis l'intervention de la coalition en mars 2015, le conflit au Yémen a fait 6.300 morts, pour moitié des civils, et 30.000 blessés, tandis que 2,4 millions de Yéménites ont été déplacés et 80% de la population a besoin d'une assistance humanitaire, selon l'ONU.

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