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13/04/2016 09:13 EDT | Actualisé 14/04/2017 01:12 EDT

Une cour d'appel américaine autorise l'Argentine à payer ses créanciers

L'Argentine va pouvoir retourner sur les marchés financiers internationaux après une décision judiciaire américaine mercredi confirmant la levée des interdictions imposées au pays en 2012.

Cette décision, rendue par une Cour d'appel new-yorkaise, va permettre à Buenos Aires de lever dans les prochains jours des fonds auprès des investisseurs institutionnels pour payer ses créanciers, dont les fonds "vautours" avec lesquels il a conclu en février un accord sur la dette héritée de la crise économique de 2001.

Les nouvelles autorités argentines, qui s'apprêtent à lancer une émission obligataire internationale de 12 à 15 milliards de dollars, attendaient ce jugement pour pouvoir lancer cette opération.

Une partie de cet argent sera destinée à rembourser 6,5 milliards de dollars aux créanciers de Buenos Aires dont 4,6 milliards aux fonds dits "vautours" qui avaient racheté la dette à prix cassés après la faillite de 2001 et refusaient toute renégociation.

Après le défaut de paiement de la 3e économie d'Amérique latine fin 2001, une restructuration de la dette avait été approuvée par 93% des créanciers.

Mais 7% des détenteurs de titres argentins avaient refusé la décote de 60 à 70% et entamé des procédures judiciaires aux Etats-Unis, car une partie de la dette avait été émise sur la place financière de New York.

Au pouvoir depuis un peu plus de trois mois, le nouveau président de centre-droit Mauricio Macri a engagé tambour battant des réformes pour éliminer les mesures protectionnistes introduites par les ex-présidents Nestor et Cristina Kirchner, qui ont gouverné le pays de 2003 à 2015.

Mais ces efforts et d'autres mesures destinées à reconquérir les milieux financiers internationaux étaient menacés par des créanciers qui souhaitaient être payés avant que le pays ne puisse être autorisé à retourner sur les marchés.

Ils avaient ainsi décidé de contester la décision du juge new-yorkais Thomas Griesa de lever les derniers obstacles empêchant Buenos Aires de solliciter les marchés mais le jugement de mercredi a confirmé celle de première instance.

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