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12/04/2016 23:27 EDT | Actualisé 13/04/2017 01:12 EDT

Soudan du Sud: deux humanitaires tués dans une embuscade (ONG)

Deux employés d'une ONG ont été abattus au Soudan du Sud dans une embuscade tendue par des hommes armés, a annoncé mercredi leur employeur, ce qui porte à plus de 50 le nombre de travailleurs humanitaires tués dans le pays en plus de deux ans de guerre civile.

Les deux victimes, de nationalité sud-soudanaise, travaillaient pour le Danish Demining Group (DDG), l'unité de déminage de l'ONG Danish Refugee Council (DRC). Elles ont été surprises par des hommes armés, dont on ignore l'identité, alors qu'elles se rendaient sur leur lieu de travail près de la ville de Yei (sud).

"Le véhicule a été pris dans une embuscade et deux membres de l'équipe ont été tués", a indiqué dans un communiqué DDG, qualifiant l'incident de "tragique".

"Je voudrais exprimer ma plus profonde sympathie aux familles de nos collègues décédés et à toute notre équipe au Soudan du Sud", a déclaré le responsable de DDG, Tammy Hall.

Au moins 51 humanitaires ont été tués au Soudan du Sud depuis le début de la guerre civile en décembre 2013, selon les Nations unies.

Le Soudan du Sud a proclamé son indépendance en juillet 2011, sur les ruines de décennies de conflit avec Khartoum, avant de replonger deux ans et demi plus tard dans la guerre en raison de dissensions politico-ethniques au sein de l'armée, alimentées par la rivalité entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar.

Plus de 2,3 millions de personnes ont été chassées de chez elles et des dizaines de milliers tuées par la guerre et les atrocités dont les deux camps se sont rendus coupables.

Malgré la signature en août 2015 d'un accord de paix entre le gouvernement de M. Kiir et la rébellion, dirigée par M. Machar, les violences n'ont jamais cessé. Les combats opposent aussi à présent de nombreux groupes armés aux intérêts souvent locaux.

De nouveau nommé au poste de vice-président en février, M. Machar est censé rentrer le 18 avril à Juba, la capitale sud-soudanaise, où il n'a plus mis les pieds depuis deux ans. Son éventuel retour laisserait espérer que l'accord de paix puisse enfin être appliqué.

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