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13/04/2016 06:05 EDT | Actualisé 14/04/2017 01:12 EDT

Pékin convoque des diplomates du G7 après une déclaration sur la mer de Chine

Pékin a convoqué mercredi des diplomates de pays membres du G7 pour leur faire part de son mécontentement après leur déclaration sur la mer de Chine méridionale, a déclaré mercredi le ministère chinois des Affaires étrangères.

"La Chine a convoqué les diplomates des pays concernés", a indiqué Lu Kang, un porte-parole du ministère, lors d'un point presse régulier, sans donner d'autres précisions.

Après une réunion de deux jours à Hiroshima, les ministres des Affaires étrangères du G7 -- un groupe dont la Chine n'est pas membre -- ont publié une déclaration.

"Nous sommes préoccupés par la situation dans les mers de Chine orientale et méridionale, et soulignons l'importance fondamentale d'une gestion et d'une résolution pacifiques des différends", indique le texte.

La déclaration du G7 ne mentionne pas explicitement la Chine, mais Pékin revendique des droits de souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, où le sultanat de Brunei, la Malaisie, le Vietnam, Taïwan et les Philippines ont également des prétentions -- qui se chevauchent parfois.

"Un haut responsable d'un des pays du G7 a indiqué que la Chine doit tenir compte de la voix du G7", a déclaré M. Lu dans un commentaire semble-t-il adressé au Japon.

Tokyo et Pékin sont également en désaccord sur des îlots inhabités de mer de Chine orientale, contrôlées par le Japon mais revendiquées par la Chine.

Le G7 a également appelé "tous les pays à s'abstenir d'actions comme des remblaiements" et "la construction d'avant-postes... à des fins militaires".

La Chine a édifié des îles artificielles en mer de Chine méridionale, en équipant certaines de pistes d'atterrissage de 3.000 mètres de long.

"Nous pensons qu'ils n'auraient pas dû faire (ces) remarques", a souligné le porte-parole chinois. "Les ministres essaient juste de se faire plaisir en publiant de telles déclarations".

La France et la Grande-Bretagne font partie des pays contactés, a appris l'AFP.

Selon la porte-parole de l'ambassade de France à Pékin, "il y a eu un contact téléphonique au niveau du ministre conseiller", deuxième plus haut diplomate après l'ambassadeur.

D'autres pays ont également été contactés, a indiqué une source à l'AFP.

dly-ehl/rap