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13/04/2016 05:23 EDT | Actualisé 14/04/2017 01:12 EDT

Le pétrole fait une pause et ouvre en baisse à New York

Après une flambée qui les ont conduits au plus haut de l'année, les cours de pétrole ont ouvert en légère baisse mercredi à New York, dans un marché repris par la prudence à quatre jours d'une réunion cruciale entre pays producteurs.

Vers 13H10 GMT, le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en mai perdait 39 cents à 41,78 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après avoir terminé la veille à un niveau sans précédent depuis novembre.

Désormais, "on fait face à un mélange de prises de bénéfices" et "de nervosité sur ce qui pourrait se produire à l'issue de la réunion" de dimanche, a résumé John Kilduff, d'Again Capital.

Une quinzaine de pays producteurs vont se rencontrer à Doha, au Qatar, pour discuter de la façon de limiter l'actuelle surabondance d'or noir, et les spéculations ont été relancées mardi par l'annonce que l'Arabie saoudite et la Russie, les deux plus gros participants à ce sommet en matière de production, avaient déjà trouvé un consensus pour geler leur production.

Après un mouvement initial d'enthousiasme, "on se demande à quel point ce gel est réaliste et ce sur quoi il peut déboucher ou non", comme l'a rapporté M. Kilduff, d'autant que cet accord ne fait que confirmer un pacte déjà conclu en février entre Ryad et Moscou.

Plusieurs éléments contribuent mercredi à participer à ce regain de prudence, dont des propos saoudiens excluant une nouvelle fois d'aller jusqu'à une baisse de la production, et, surtout, l'annonce que l'Iran, grand rival régional de l'Arabie et membre comme elle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ne participerait pas à la réunion.

Dans un rapport mensuel, l'Opep a souligné à quel point la surabondance mondiale persistait, en mettant surtout l'accent sur les "incertitudes" qui pèsent sur la demande.

Dans ce contexte, les chiffres hebdomadaires sur l'état de l'offre aux Etats-Unis, absents de la réunion de dimanche, ne suscitent pas autant que d'habitude l'attention des investisseurs, au lendemain d'estimations peu engageantes de la fédération American Petroleum Institute (API), qui table sur une hausse de plus de six millions de barils des stocks de brut, en attendant les chiffres officiels du Département de l'Energie (DoE) à 14H30 GMT.

jdy/jld