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13/04/2016 02:56 EDT | Actualisé 14/04/2017 01:12 EDT

Le Pakistan exécute une nouvelle série de condamnés en dépit des critiques

Quatre Pakistanais condamnés pour meurtre ont été pendus mercredi, en dépit des critiques de la communauté internationale sur son recours à la peine de mort.

Amnesty International, dans son rapport annuel la semaine passée, a placé le Pakistan au troisième rang mondial pour le nombre de condamnés à mort exécutés l'an dernier, après la Chine et l'Iran et l'Arabie saoudite.

Les exécutions menées mercredi ont eu lieu dans le villes de Multan, Jhang et Sialkot, dans la province centrale du Pendjab, et à Larkana dans le Sind (sud).

Huit condamnés supplémentaires devraient être pendus jeudi dans le Pendjab, selon un responsable des service pénitentiaires, Chaudhry Arshad Saeed Arain.

Anwarul Haq a été exécuté à Multan pour avoir tué son frère en 2000 à cause d'un différend foncier, a précisé le responsable à l'AFP. Ghulam Farooq a été pendu à Sialkot pour le meurtre de trois personnes dans le cadre d'une dispute familiale en 1999, et Muhammad Irfan à Jhang pour le meurtre d'une femme dont il cambriolait la maison en 2006.

A Larkana, Waris Mir Bahr a été pendu pour avoir tué en 1995 un employé de la compagnie aérienne Pakistan international Airlines lors de l'attaque d'un fourgon de transport de fonds de la PIA, selon des responsables pénitentiaires.

Le Pakistan est critiqué pour avoir levé le moratoire sur la peine capitale en vigueur depuis 2008, en réaction à l'attaque d'une école à Peshawar par un commando de talibans qui avait fait plus de 150 morts en décembre 2014.

Initialement, seuls les condamnés pour terrorisme étaient concernés -- avant que la pendaison ne soit également appliquée à d'autres types de crimes.

"Le recours à la peine de mort rend notre société plus brutale mais ne sert absolument à rien quand il s'agit de dissuader les terroristes", a affirmé Sarah Belal, dirigeante de l'ONG Justice Project Pakistan, qui milite contre la peine de mort. Selon elle, moins de 6% des suppliciés avaient été condamnés pour des faits de terrorisme.

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