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13/04/2016 01:45 EDT | Actualisé 14/04/2017 01:12 EDT

La France maintient ses prévisions de croissance et de déficit pour 2016 et 2017

La France a maintenu inchangées mercredi ses prévisions de croissance et de déficit public pour cette année et l'an prochain, dans le cadre de son "programme de stabilité" qui doit être envoyé d'ici à fin avril à la Commission européenne.

Fort de la justesse de ses prévisions l'an dernier, Paris a réaffirmé pour l'occasion ses engagements de retour en 2017 du déficit sous le plafond européen de 3% du produit intérieur brut (PIB).

Selon le ministère français des Finances, la croissance devrait s'établir à 1,5% du PIB cette année comme l'an prochain. Ces pronostics sont nettement plus optimistes que ceux de la Commission européenne et du Fonds monétaire international.

Bruxelles prévoit en effet une hausse de seulement 1,3% en 2016. Le FMI table sur 1,1% en 2016 et 1,3% en 2017.

Côté finances publiques, Paris conserve son pronostic d'un déficit de 3,3% du PIB en 2016 et 2,7% en 2017, conformément aux engagements pris auprès de la Commission.

Pour atteindre ces objectifs, 3,8 milliards d'euros d'économies supplémentaires devront être réalisées par rapport à ce qui était prévu en 2016, et 5 milliards supplémentaires en 2017, précise toutefois le ministère français.

Le gouvernement doit en effet compter sur une inflation plus faible que prévu depuis le début de l'année en raison notamment de la baisse des cours du pétrole, synonyme de moindres rentrées fiscales.

Par ailleurs, l'exécutif a annoncé une série de mesures nouvelles depuis le début de l'année, en faveur des fonctionnaires, des jeunes, des agriculteurs ou de l'emploi, qui devront être compensées.

"L'objectif de revenir sous 3% de déficit en 2017 sera tenu", assure toutefois le ministère des Finances, soulignant aussi "c'est la condition pour stabiliser la dette publique sous le seuil des 100% du PIB".

La dette publique de la France, qui a fortement augmenté depuis la crise de 2008, atteindra 96,2% du PIB cette année, soit un peu moins que le niveau de 96,5% initialement prévu, qui devrait être atteint en 2017.

D'après le gouvernement, la baisse du déficit se fera sans hausse d'impôts, le niveau des prélèvements obligatoires devant au contraire refluer, à 44,2% du PIB en 2016 et 44% en 2017.

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