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13/04/2016 08:10 EDT | Actualisé 14/04/2017 01:12 EDT

Est de la RDC: l'ONU préoccupée par le sort de 35.000 déplacés chassés de leurs camps

Les Nations unies s'inquiètent pour 35.000 personnes déplacées contraintes récemment à fuir leurs camps dans l'est de la République démocratique du Congo à la suite de combats entre l'armée et des groupes rebelles, selon un communiqué de l'ONU publié mercredi.

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) en RDC exprime dans ce texte "sa grande préoccupation quant au sort réservé à plus de 35.000 personnes forcées de fuir la zone de Mpati (...) à la suite d'affrontements" armés dans cette région méridionale de la province du Nord-Kivu.

Depuis les derniers jours de mars, des combats opposent l'armée congolaise à une coalition regroupant des combattant rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et de deux milices locales congolaises dans la zone de Mpati, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Selon Ocha, la zone de Mpati regroupe sept sites accueillant plus de 45.000 personnes déplacées. Mais, depuis le 27 mars, cinq de ces sites ont été vidés de leurs habitants et ces personnes ont été "empêchées par les forces en présence de retourner" dans les camps.

Déchirée par plus de vingt ans de conflits armés, la province du Nord-Kivu compte aujourd'hui plus de 780.000 déplacés internes, selon Ocha.

Fin 2014, après avoir fermé manu militari un camp de déplacés abritant 2.300 personnes à Kiwanja (à une soixantaine de kilomètres au nord de Goma), les autorités provinciales avaient annoncé la fermeture à brève échéance de tous les autres camps de déplacés de la province.

Pour les autorités, la persistance de ces camps, par lesquels transiteraient des armes, est une menace pour la sécurité fragile de la province.

En janvier, l'ONU, qui ne cesse d'appeler les autorités à agir "selon les règles humanitaires et internationales" avait déploré une nouvelle fermeture de camp, la qualifiant de "punition collective".

"Même si la communauté humanitaire et les autorités du Nord-Kivu se sont entendues sur une stratégie visant à diminuer le nombre de sites de déplacement au Nord-Kivu, les menaces de fermeture forcée des sites demeurent préoccupantes", écrit Ocha mercredi.

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