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13/04/2016 05:59 EDT | Actualisé 14/04/2017 01:12 EDT

Brassard ne se sentait plus à sa place au sein du Comité olympique canadien

MONTRÉAL — Grandement affecté par les événements qui ont secoué le Comité olympique canadien (COC) l'an dernier, Jean-Luc Brassard ne s'y sentait plus à sa place et c'est pourquoi il a démissionné de son poste de chef de mission de la délégation canadienne des Jeux de Rio de Janeiro.

Brassard, qui avait été nommé à ce poste en décembre 2014, a remis en question la façon dont le COC a mené le lourd dossier de son ex-président Marcel Aubut, qui a démissionné dans la tourmente, en octobre 2015, en raison des allégations d'harcèlement sexuel à son endroit.

De son propre aveu, Brassard a posé des questions difficiles, qui n'ont pas été appréciées par la direction du COC. Selon lui, il n'avait plus la confiance de tous les membres de la direction pour remplir sa mission.

L'inverse est aussi vrai: Brassard affirme qu'il y avait un conflit de personnalité entre un haut dirigeant — il emploie le masculin — et lui. Jamais il ne le nomme au cours de l'entretien qu'il a accordé à La Presse Canadienne, mais en lisant entre les lignes, on peut comprendre qu'il s'agit du chef de la direction, Chris Overholt.

Toute cette situation a troublé le médaillé d'or de la compétition de bosses des Jeux de Lillehammer, en 1994, à un point tel qu'il en a été physiquement affecté. Au cours des dernières semaines, alors qu'il s'était grandement investi dans son rôle de chef de mission, visitant même les camps d'entraînement hivernaux de certains athlètes, il a réalisé que la passion, le désir et le plaisir n'y était plus. C'est pourquoi il a décidé de quitter son poste.

Il en a fait part au COC mercredi dernier. Le comité a décidé d'annoncer la nouvelle lundi seulement, afin de ne pas troubler le déroulement des essais olympiques de natation.

Si le COC a évoqué des raisons «personnelles et professionnelles» pour expliquer la démission de Brassard, ce dernier affirme que c'est bel et bien la façon dont le comité a géré cette situation qui l'a poussé à remettre en question son association avec celui-ci.