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11/04/2016 10:40 EDT | Actualisé 12/04/2017 01:12 EDT

Les Canadiennes d'origine indienne donnent naissance à plus de garçons

TORONTO — Les Canadiennes d'origine indienne de l'Ontario qui ont au moins deux enfants donnent naissance à plus de garçons, selon une étude. Et les chercheurs suggèrent que les avortements sélectifs expliquent en majeure partie cette conclusion.

Les Ontariennes qui sont nées au pays ont accouché d'environ 105 garçons pour chaque groupe de 100 filles entre 1993 et 2012 — ce qui est cohérent avec la moyenne dans le reste du monde.

Mais chez les femmes qui ont immigré de l'Inde ayant au moins deux enfants, ce rapport passe à 138 garçons pour 100 filles. Si elles avaient déjà trois enfants, elles ont donné naissance à 166 garçons par 100 filles.

Ce ratio grimpe à 326 garçons par 100 filles pour les mères d'origine indienne de deux filles qui ont subi un avortement à leur troisième grossesse — et il augmente encore à 409 garçons par 100 filles si la femme s'est fait avorter plus d'une fois.

L'auteur principal de l'étude, Marcelo Urquia, de l'hôpital St.Michael's à Toronto, rappelle qu'il est illégal au Canada d'utiliser des technologies telles que la fécondation in vitro pour sélectionner le sexe du foetus.

Or, l'échographie pratiquée à 14 semaines de grossesse peut révéler le sexe du bébé — et à ce point, la femme peut encore interrompre la grossesse si elle le souhaite.

Ainsi, a souligné M. Urquia, puisque les avortements sont légaux et couverts par l'assurance-santé du gouvernement, les familles ayant une préférence pour les garçons peuvent utiliser cette procédure pour arriver à leurs fins.

L'étude a été publiée lundi dans le «Journal de l'Association médicale canadienne».