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10/04/2016 22:32 EDT | Actualisé 11/04/2017 01:12 EDT

France: les manifestants évacués de la place de la République pourront revenir

Les manifestants évacués lundi matin de la place de la République à Paris, où ils se rassemblaient depuis onze jours pour réclamer une autre politique, pourront y retourner dans la soirée, a-t-on appris de source policière.

L'évacuation "visait prioritairement à enlever les structures fixes, conformément aux déclarations de manifestation déposées qui prévoyaient un démontage dimanche en fin de soirée", a expliqué à l'AFP la préfecture de police de Paris. Mais selon cette source policière, "une nouvelle déclaration de manifestation a été déposée, signifiant que le mouvement pourra reprendre lundi soir".

L'évacuation d'une centaine de militants du mouvement "Nuit debout" encore présents au petit matin a commencé vers 05H30 (03H30 GMT) et s'est déroulée sans incident.

Chaque nuit depuis la journée de mobilisation du 31 mars contre le projet de réforme contesté du code du travail, des manifestants, souvent par milliers, se retrouvent à République dans le cadre de ce mouvement citoyen qui dépasse largement l'opposition à ce projet de loi.

Féminisme, défense des migrants, écologie, cause palestinienne, lutte contre la corruption ou la mondialisation sont tour à tour évoqués par les orateurs.

La vaste esplanade draine une foule bigarrée, dont de nombreux jeunes, dans une ambiance de kermesse et de forum altermondialiste, entre stands, réunions de commissions et "assemblées générales". Le mouvement s'est depuis étendu à plusieurs dizaines de villes de province, avec plus ou moins d'affluence.

Des incidents ont toutefois émaillé la "Nuit debout" de Paris dans la nuit de samedi et dimanche, lorsque quelques centaines de personnes ont voulu se rendre au domicile du Premier ministre Manuel Valls. Huit personnes ont été interpellées et des dégradations ont été déplorées par les autorités.

"On peut discuter, dialoguer (...), mais si ça tourne à la violence, on ne peut pas tolérer", a mis en garde lundi le patron du parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis.

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