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11/04/2016 10:51 EDT | Actualisé 12/04/2017 01:12 EDT

Des syndicats municipaux rivaux s'unissent contre une loi

MONTRÉAL — Des syndicats du secteur municipal, toutes allégeances confondues, ont uni leurs voix, lundi, pour prévenir le gouvernement du Québec et les villes qu'ils n'accepteront pas qu'une loi dicte leurs conditions de travail. Ils viennent de lancer une pétition à cet effet, «le seul moyen pacifique» qu'il leur reste, estiment-ils.

À la suite du pacte fiscal signé entre le gouvernement du Québec et les municipalités, Québec s'était engagé à déposer un projet de loi pour donner aux villes le droit de décréter les conditions de travail de leurs employés, en cas de négociation infructueuse avec leurs syndicats. Le projet de loi n'a toujours pas été déposé, mais il doit l'être d'ici la fin de la présente session parlementaire.

Ces syndicats municipaux du SCFP-FTQ, de la CSN et de la FISA soutiennent que si les conditions de travail peuvent être imposées par un employeur du secteur municipal, rien n'empêchera le gouvernement du Québec d'agir ainsi face aux employés des secteurs public et parapublic et des sociétés d'État, et même les employeurs du secteur privé.

Au cours d'une rencontre avec la presse, la présidente du syndicat des cols bleus de la Ville de Montréal, Chantal Racette, a prévenu que la pétition, qui a présentement recueilli 10 000 noms, constituait «le seul moyen pacifique» qu'il restait aux syndiqués pour protester.