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11/04/2016 05:04 EDT | Actualisé 12/04/2017 01:12 EDT

Démission du Premier ministre kirghiz après un scandale de corruption

Le Premier ministre kirghiz Temir Sariev a annoncé sa démission lundi, alors qu'il est au coeur d'un scandale de corruption dans lequel il est accusé de favoritisme en faveur d'une compagnie chinoise de travaux publics.

"Dans les moment les plus difficiles, je me suis toujours battu pour mes principes. Mais les rumeurs et les suppositions ont un impact négatif sur le travail du gouvernement", a-t-il déclaré devant le Parlement, tout en rejetant les accusations lancées à son encontre.

M. Sariev est visé par une commission d'enquête du Parlement kirghiz qui l'accuse d'avoir eu des intérêts dans un contrat de 100 millions de dollars pour la construction d'une autoroute dans la province d'Issyk Koul, dans l'est du Kirghizstan, remporté par l'entreprise chinoise Long Hai.

Temir Sariev était en poste depuis moins d'un an. Il était le cinquième Premier ministre du pays depuis une révolution qui avait fait une centaine de morts en 2010.

Une révolution précédente, en 2005, avait chassé du pouvoir le président Askar Akaïev, accusé de corruption et d'autoritarisme.

Le Kirghizstan a élu pacifiquement au poste de président de la République en 2011 le prorusse Almazbek Atambaïev, dont un parti proche, le parti social-démocrate du Kirghizstan (SDPK), a remporté les élections législatives du 4 octobre 2015.

L'économie du Kirghizistan, pays pauvre d'Asie centrale de six millions d'habitants, repose essentiellement sur son million de migrants travaillant en Russie, dont les transferts d'argent représentent près du tiers du PIB.

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