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11/04/2016 02:48 EDT | Actualisé 12/04/2017 01:12 EDT

C1 - Wolfsburg: Arnold, un chef de meute en puissance

Etincelant lors de la soirée magique du match aller (2-0), Maximilian Arnold (Wolfsburg) s'est révélé au grand public européen le 6 avril et tiendra un rôle capital face au Real Madrid en quart retour de Ligue des champions, mardi au stade Bernabeu.

En 90 minutes, le milieu offensif, 21 ans à peine, a brillé par sa combativité, sa vitesse, sa vision du jeu et son culot contre les stars madrilènes. Il a même inscrit le second au nez et à la barbe des illustres défenseurs Ramos et Pepe.

Tout ce que Wolfsburg attendait de ce talent précoce en le recrutant en 2009, en provenance du Dynamo Dresde dont il avait rejoint "l'académie" à l'age de 12 ans.

Les spécialistes allemands avaient repéré très tôt ce natif de Riesa, petite ville de l'ex-RDA située en basse Saxe, présenté comme le futur Mesut Özil même si Arnold a toujours eu pour modèle Zinedine Zidane "pour sa technique et son intelligence du jeu".

Même des grands d'Europe, comme Arsenal, s'étaient montrés sensibles à ce joueur de 1,83 m pour 74 kg, capable d'évoluer à différents postes, de N.10 à ailier gauche, en passant par le milieu défensif, voire à la pointe de l'attaque.

Intégré rapidement dans les sélections nationales de jeunes, ce joueur au pied gauche dévastateur, s'est vu offrir par Joachim Löw une première chance avec la Mannschaft pour un match amical en mai 2014, couronnement de sa première grosse saison chez les "Loups".

A Wolfsburg, Arnold a été lancé dans le grand bain par Felix Magath à l'age de 17 ans et demi. Régulièrement intégré par Dieter Hecking à partir de 2013, il a profité du départ du Brésilien Diego en Espagne en 2014 puis du Belge Kevin de Bruyne à Manchester City à l'été 2015, pour asseoir son rang dans le onze des "Loups".

- Premières chaussures sur Ebay -

Bosseur, le N.27 est toujours le dernier à quitter l'entraînement pour façonner son pied gauche, comme s'il appliquait ce que sa maman lui a toujours répété: "la réussite vient par le travail".

Parti très tôt de la maison, il n'en a pas pour autant oublié son enfance dans une famille peu aisée, qui "achetait ses premières chaussures de foot sur Ebay car elles étaient moins chères" et "qu'il fallait un traitement identique pour les quatre enfants".

"L'argent ne fait pas tout, la santé et la famille sont les choses les plus importantes", a souligné Arnold en prolongeant fin février jusqu'en 2020 son lien avec le club du nord où il a déjà "produit" 19 buts et 10 passes décisives depuis son entrée chez les grands.

Il s'étonnait alors qu'on lui accorde une valeur marchande de 12 millions d'euros: "Si je vaux 12 millions combien vaut ma mère? 8 millions ? Pour moi, chaque homme a la même valeur".

Humble dans la vie, il n'en est pas moins agressif sur le terrain et ambitieux, même si Wolfsburg n'a pas le même éclat national (9e) que la saison dernière (2e et vainqueur de la Coupe). Pas le genre à se laisser impressionner par les stars millionnaires telles Ronaldo, auquel il préfère d'ailleurs Messi.

"J'ai beaucoup d'ambition avec Wolfsburg et je veux revenir en équipe nationale", a toujours répété Arnold, même si son club est à la traine cette saison (9e) et que l'Allemagne compte pléthore de milieux offensifs de talent.

S'il confirme ses dispositions de chef de meute mardi dans le chaudron du Bernabeu, qui plus est avec un billet en demi-finales, Arnold pourrait avoir un deuxième appel de Löw. Et entrevoir le prochain Euro...

sg/pga/jcp