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10/04/2016 06:48 EDT | Actualisé 10/04/2016 06:48 EDT

10 secrets sur «Séquelles», la nouveauté de Séries+

Courtoisie Séries Plus

Séries+ lançait la semaine dernière sa nouvelle minisérie, Séquelles, adaptation du roman Le cri du cerf, de Johanne Seymour. Suspense haletant qui nous happe dès les premières secondes, cette réalisation de Louis Bélanger narre l’histoire du sergent Kate McDougall (Céline Bonnier), une femme tourmentée, redoutable dans son métier, mais dont le cœur porte mille démons. Entêtée, en colère, «barrée comme un cadenas», lancera à son sujet son bourru collègue Brodeur (Alexis Martin), et entretenant un rapport trouble aux hommes et à la sexualité, l’enquêteuse McDougall vient d’être exemptée de la section des crimes majeurs, où elle excellait, pour être rétrogradée en région. Un complot, clame-t-elle à qui veut l’entendre pour expliquer ce déclassement.

Kate McDougall ne compte pas lâcher le morceau si facilement. Lorsque le cadavre d’une fillette est découvert sur les rives du lac des Cantons-de-l’Est près duquel elle réside, elle cherche de toutes les manières imaginables à s’immiscer dans l’enquête, à la grande exaspération de certains. Son supérieur et ex-amant, le lieutenant Paul Trudel (François Papineau), toujours très présent dans l’esprit de Kate, se retrouve pris entre l’arbre et l’écorce, mais finira par faire appel à l’expertise de notre anti-héroïne.

Mais on sent rapidement qu’il y a quelque chose de pas net, pas clair. McDougall aurait-elle quelque chose à voir avec le drame? Puis, au-delà de ce seul événement, la femme éprouve des réactions épidermiques chaque fois qu’il est question d’un crime impliquant des enfants. Qu’est-ce qui explique ses comportements? Sa psychologue, Marquise Létourneau (Élise Guilbault) – que Kate consulte à corps (très) défendant – tentera d’en savoir plus, mais sa patiente se rebiffe violemment contre toute forme d’intrusion dans son jardin secret. Pourtant, tôt ou tard, Kate McDougall n’aura d’autre choix que de faire la paix avec ses tourments.

Les deux premiers épisodes de Séquelles peuvent être vus ou revus ce dimanche, 10 avril, à 23h et minuit, à Séries+, ou via Illico. Puis, les quatre suivants seront présentés le mercredi, à 22h (en rediffusion le jeudi, à 14h, le samedi, à 15h et 22h, et le dimanche à 23h).

1- Johanne Seymour a elle-même scénarisé Séquelles en partant de son roman Le cri du cerf, premier de la série mettant en vedette l’enquêtrice Kate McDougall, paru en 2005. Il aura fallu quatre ans de travail dans les coulisses du petit écran pour que Séquelles voie finalement le jour à Séries+. Avant d’entreprendre cet ambitieux projet de saga littéraire policière, Johanne Seymour a beaucoup travaillé dans le milieu de la télévision, notamment comme auteure (Diva, Santa Maria), comédienne (Les Moineau et les Pinson, Entre quatre murs) et réalisatrice (Emma). «Je voulais retourner à mes premières amours, a laissé savoir Johanne Seymour à propos de Séquelles. Tranquillement, pas vite, j’ai concocté un projet. Au départ, je ne savais pas si je voulais en faire un film, une série ou une minisérie. Au fil du temps, ça s’est concrétisé en une minisérie de six épisodes.»

2- La minisérie n’est pas exactement calquée au détail près sur le livre. «Il y a de nouveaux personnages qui n’existaient pas dans le roman, et d’autres, en revanche, ont été coupés, parce que je trouvais que télévisuellement, ça ne serait pas efficace. Le roman est une sorte de véhicule, le scénario en est une autre. Il y a beaucoup d’adaptation. Mais l’essence du roman, de l’intrigue, du personnage de Kate, est là et n’a pas changé», indique Johanne Seymour.

3- Le roman Le cri du cerf de Johanne Seymour a été réédité avec une nouvelle page couverture dans la foulée de la mise en ondes de Séquelles. Le bouquin sera aussi publié en Suisse, et distribué en France et en Belgique dès ce mois-ci.

4- Le tournage de Séquelles s’est déroulé l’automne dernier, dans la région de l’Estrie, en grande partie dans le village de Bedford, où on a recréé une petite ville fictive, Perkins. Les scènes extérieures, avec leurs arbres pleins de couleurs, reflètent bien la période de l’année où est campée la fiction. «C’est l’automne, il y a de la bruine, de l’humidité, la nature est très présente», signale Joceline Genest, productrice.

5- Outre Céline Bonnier, François Papineau, Alexis Martin et Élise Guilbault, Danny Gilmore, David Boutin, Roger Léger, Stéphane Jacques, Stéphane Crête et Jean-Nicolas Verreault sont de la distribution de Séquelles.

6- Le personnage de Kate comporte de multiples couches que les téléspectateurs prendront plaisir à découvrir au gré de l’évolution de la série. «C’est une femme complexe, due à une enfance assez trouble, qui a des secrets qu’elle garde pour elle et qu’elle ne veut pas dévoiler, expose Céline Bonnier, qui lui donne vie. Au fur et à mesure qu’elle dévoile des choses sur sa vie, on se rend compte que ça a une influence sur l’enquête. Toutes ses relations sont biaisées par ça. C’est un peu comme si elle menait une double vie. Elle refuse de parler de choses très importantes qui l’ont formée. Tout le monde tire sur ses vêtements pour savoir ce qui se cache en elle, et on sent que le tueur rôde autour d’elle. Elle pourrait peut-être aider ses collègues en se dévoilant davantage, mais elle refuse de dire quoi que ce soit.»

«Son rapport au monde est difficile, enchaîne Johanne Seymour. C’est quelqu’un qui a de la difficulté à se lier amoureusement, qui a un gros problème avec l’autorité. Pour oublier les séquelles que son passé a laissées dans sa vie et son incapacité à se lier aux gens qui l’entourent, elle boit et consomme du sexe. Elle a un comportement sexuel hors-normes. On ne parle pas de sado-maso, mais c’est une personne qui cherche la baise pour oublier.»

7- On s’en doute, Kate McDougall connaîtra une forme de rédemption à la fin de Séquelles. Mais au prix de nombreux efforts. «Plus l’enquête avance, plus Kate se démolit, parce qu’elle se rapproche de son passé, avance Johanne Seymour. Moi, j’ai toujours dit que le roman voulait montrer les séquelles d’une enfance violentée, et montrer, aussi, qu’on peut survivre à ça. Kate, quand tu lui demandes comment elle va, elle répond que ce n’est pas de tes affaires. Les séquelles d’enfance font que les gens ne sont pas capables d’avoir une version colorée de la vie, mais ça ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas en sortir. Il faut seulement avoir la patience et comprendre les effets de cette violence-là.»

8- La violence ne sera jamais trop explicite ou sanglante dans Séquelles, qui mise plutôt sur l’aspect psychologique du récit pour retenir l’intérêt du public. «Avec Louis Bélanger, ça n’aurait pas pu être sanglant ou gore, précise Joceline Genest. On ne cache pas la violence du drame, mais on ne l’exploite pas à dessein. Il y a des scènes difficiles, bien sûr, mais on ne fait pas de surexploitation. Séquelles, c’est vraiment la quête intérieure du personnage de Kate, de ce secret qu’elle a toujours essayé d’enfouir et qui revient à la surface dans sa vie adulte. Céline Bonnier joue avec douceur, transmet toute sa sensibilité, ses inquiétudes et ses angoisses à Kate.»

9- Céline Bonnier n’avait pas lu les romans de Johanne Seymour avant d’entreprendre les enregistrements de Séquelles. Elle a préféré s’imprégner pleinement de l’univers concocté par le réalisateur, Louis Bélanger, sans idées préconçues. C’était d’ailleurs la première fois que Céline Bonnier jouait sous la gouverne de Louis Bélanger. Ce n’était, par contre, pas la première fois qu’elle interprétait une policière, un type de rôle qu’elle a endossé dans Les rescapés et dans le film Caboose.

10- Attraction Images, qui produit Séquelles, n’écarte pas la possibilité d’adapter d’autres romans de Johanne Seymour à l’écran.

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