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Uber: Québec écarte la solution proposée par la Ville de Toronto

QUÉBEC — Le gouvernement Couillard écarte le scénario de Toronto pour régler le problème Uber.

La Ville de Toronto a annoncé jeudi qu'elle ouvrait la porte au controversé service de transport avec un régime spécial sur mesure, comportant des conditions relativement conciliantes, ce qui a déclenché la colère des chauffeurs de taxi.

Des manifestations de chauffeurs de taxi se déroulaient aussi au Québec vendredi pour dénoncer les activités d'Uber.

Vendredi matin, le ministre des Transports, Jacques Daoust, a rappelé d'entrée de jeu qu'Uber demeurait illégal et que l'entreprise devra se plier, au nom de l'équité, au cadre réglementaire uniforme d'un projet de loi dont le dépôt était prévu pourtant à la fin de mars.

M. Daoust a expliqué que des vérifications supplémentaires étaient effectuées avant de déposer la pièce législative, pour mieux tenir compte des préoccupations des régions et des personnes à mobilité réduite émises à la fin de la commission parlementaire.

Jeudi, le conseil municipal de Toronto a proposé de nouvelles règles pour les services de transport de personnes. Le maire John Tory a dit qu'il voulait ainsi «faire passer les intérêts des résidants en premier». Les chauffeurs d'Uber devront contracter une assurance responsabilité, faire vérifier leurs antécédents judiciaires, et leurs véhicules devront avoir sept ans ou moins d'âge, à l'instar des taxis.

Toutefois, les permis pour Uber coûteront seulement 10 $ par chauffeur, en plus de 0,20 $ par course, il n'y aura pas de plafonnement du coût de la course et les véhicules devront être inspectés une fois l'an, alors que pour l'industrie du taxi, le permis coûte 290 $, les tarifs sont plafonnés et les véhicules doivent être inspectés deux fois l'an.

Jacques Daoust a été appelé à réagir en conférence de presse vendredi matin au compromis torontois. Il a mis l'accent sur l'illégalité de la multinationale Uber et sur l'équité qu'il recherchait pour les chauffeurs de taxi.

«UberX est une opération qui n'est pas légale, qui ne paie pas ses taxes et ses impôts, a d'abord rappelé le ministre des Transports, en marge d'une annonce sur des investissements routiers. Une opération qui est parallèle à un système de taxi avec un marché secondaire de permis, beaucoup de ces permis sont hypothéqués et ont été payés cher. Est-ce qu'on peut légitimement abandonner les chauffeurs de taxi en leur disant que cela ne vaut plus rien?»

M. Daoust a dit être préoccupé non pas par l'importance d'abolir Uber, mais de donner un «environnement égal à tout le monde» qui devra être respecté.

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