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Steve Hackett: de Genesis à aujourd'hui (ENTREVUE)

Le guitariste du légendaire groupe britannique Genesis, Steve Hackett, annonçait en 1977 qu’il quittait la formation. Après sept ans, il mettait fin à un chapitre fondamental de sa vie professionnelle pour se lancer dans une carrière solo, qui dure encore aujourd’hui. Depuis tout près de 40 ans, le musicien, devenu également chanteur, a produit quelque 22 albums et livré une multitude de concerts à travers le monde. Sur son chemin, le rock progressif, qu’il affectionne tant, a été influencé par de nombreux courants. Entretien avec l’homme de 66 ans qui offrira trois spectacles en province, dont l’un à la Place des Arts de Montréal, samedi soir.

Steve Hackett est venu plusieurs fois à Montréal au cours des dernières années. En 2010, 2013 et 2014, ses concerts dans la métropole québécoise ont été offerts à guichets fermés. Cette fois, il compte proposer du nouveau matériel, à savoir cinq chansons (dont Out of the Body, Loving Sea, Ace of Wands et Spectral Mornings) de son album Wolflight, paru l’an dernier.

À ces morceaux, il ajoutera des pièces composées au fil des dernières décennies, dans le cadre de son projet solo. Qui plus est, il fouillera dans le catalogue de Genesis. «C’est un voyage au cœur de ma vie musicale, lance Steve Hackett à l’autre bout du téléphone d’un un hôtel californien. Et je pense que tout a commencé avec Genesis pour moi. De toute façon, les gens aiment entendre les classiques de Genesis.»

«Chose étonnante toutefois, je réalise au fur et à mesure que les spectacles [de cette tournée intitulée Acolyte to Wolflight With Genesis Revisited Tour – The Total Experience] passent que les spectateurs apprécient particulièrement mes propres chansons écrites depuis mon départ de Genesis, ajoute-t-il avec humilité. De toute façon, ce n’est pas une compétition. J’adore les mélanges de genres et j’aime beaucoup ces deux étapes de ma vie.»

À cet égard, Steve Hackett ne fait pas les choses à moitié: pour cette tournée-ci, il propose près de trois heures de concert, dont la première partie est consacrée aux morceaux de sa carrière solo (du premier album Voyage of the Acolyte jusqu’à WolfLight) tandis que la seconde section du spectacle revisite l’univers de Genesis, dont les chansons The Lamb Lies Down on Broadway, Cinema Show, Hairless Heart et The Musical Box.

Accompagné par ses comparses Roger King (claviers), Gary O’Toole (batterie et percussions), Rob Townsend (saxophone et flûtes) et Nad Sylvan (chant), Hackett a aussi fait appel à Roine Stolt (basses et guitares), qui s’est joint à l’équipe lors de la précédente tournée.

«De la même manière que j’ai adoré les gars dans l’équipe de Genesis, j’aime profondément les musiciens avec lesquels je travaille depuis quelques années. Ils sont beaucoup plus que des collègues de travail. Je suis un vrai fan. Ils sont incroyables sur scène. C’est très demandant ce que nous faisons. Le rock progressif est un genre musical exigeant, qui demande une excellente mémoire, mais aussi pas mal d’agilité. Tu dois être constamment sur la pointe des pieds […] En plus, bien que j’aime conserver l’authenticité de certaines chansons, surtout celle de Genesis (comme Cinema Show), j’adore expérimenter, même sur les planches. J’étire donc des parties, explorent quelques inspirations momentanées, lance un défi à un musicien…»

En 2016, Steve Hackett a déjà livré quelques prestations faisant partie de cette tournée intitulée Acolyte to Wolflight With Genesis Revisited Tour – The Total Experience. Il est notamment passé à Seattle, San Francisco, Los Angeles et Boulder.

«C’est intéressant et stimulant jusqu’à présent. Tout va bien. Je dois dire qu’on maîtrise pas mal bien les morceaux. Nous avons joué aussi l’an passé dans certains pays de l’Amérique du Sud. Je retournerai prochainement en Italie, qui est riche au plan artistique et historique. Tout comme plusieurs Européens (il mentionne les Belges), les Italiens ont été de grands amateurs de la musique de Genesis. Nous irons également au Japon en mai. Nous aimons parcourir le monde afin de partager notre musique. Pour moi, c’est même une nécessité quelque part de jouer et de chanter devant différents publics.»

Questionné quant à sa voix, qu’il a travaillée au fil des décennies, Hackett raconte qu’il a simplement trimé dur et rencontré des personnes formidables qui l’ont aidé à développer cet outil si complexe:

«La confiance, ça se gagne. Je ne peux pas dire qu’elle était à son maximum à mes débuts, mais je dois souligner que je faisais déjà des harmonies vocales avec Genesis à partir de la moitié des années ‘70. Oui, j’ai été en quelque sorte dans l’ombre de chanteurs charismatiques comme Peter Gabriel (chanteur de Genesis de 1967 à 1975) et de Phil Collins (de 1976 à 1996) durant quelques années. Mais j’ai appris d’eux. Peter disait que tout le monde peut chanter. Il suffit de s’y mettre! C’est ce que j’ai fait. Et j’ai aussi rencontré d’autres chanteurs géniaux comme Richie Havens. Et le plus beau, c’est que ça continue: j’apprends encore…»

Steve Hackett offrira trois spectacles au Québec avant de poursuivre sa route vers d’autres villes nord-américaines.

Grand Théâtre de Québec – le 8 avril

Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts de Montréal – le 9 avril

Le Théâtre du Casino de Gatineau – le 10 avril

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