POLITIQUE
08/04/2016 02:22 EDT | Actualisé 09/04/2017 05:12 EDT

Objectif de 150 000 $ imposé aux ministres: «des peanuts», dit De Santis (VIDÉO)

QUÉBEC — La ministre Rita de Santis juge qu'il n'y a pas de quoi sursauter en apprenant que certains ministres libéraux, dans le passé, devaient collecter 150 000 $ pour garnir les coffres du Parti libéral du Québec (PLQ).

Un objectif de financement de 150 000 $, c'est «des peanuts», selon elle, surtout si on compare avec ce qui se fait ailleurs.

La ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, donc notamment du financement des partis politiques, a jugé bon, vendredi, en point de presse, de relativiser l'importance des sommes que devaient recueillir certains ministres libéraux en 2009.

On savait déjà que dans le gouvernement Charest, les ministres devaient s'occuper de financement et récolter chacun 100 000 $ par année pour la caisse électorale du parti. Radio-Canada révélait cette semaine que pour certains l'objectif était encore plus élevé, à 150 000 $, en 2009, une information qui a soulevé la controverse.

En Ontario et en Colombie-Britannique, les ministres ont des objectifs de financement autrement plus importants, pouvant atteindre jusqu'à 500 000 $, a-t-elle fait valoir.

La ministre de Santis a fait ces commentaires en marge d'une interpellation de la députée caquiste Nathalie Roy portant essentiellement sur le délai de prescription légal pour réclamer des sommes versées en trop aux partis politiques. Mme Roy veut que ce délai passe de cinq à 20 ans.

Mais la ministre juge cette demande irréaliste et impossible à appliquer, compte tenu de la difficulté croissante, au fil des ans, de bâtir une preuve solide pour intenter une poursuite.

Elle a rappelé l'objectif de son gouvernement d'augmenter plus modestement ce délai à sept ans maximum, conformément à la recommandation du Directeur général des élections et de la Commission Charbonneau.

Mme de Santis dit «porter des lunettes roses» en permanence et s'affairer à diminuer le cynisme de la population envers la classe politique sur la question du financement des partis politiques.

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