POLITIQUE
08/04/2016 06:15 EDT | Actualisé 08/04/2016 07:01 EDT

Quand Mulcair s'en prenait aux subventions de l'État et au «BS corporatif» du PQ (VIDÉO)

«La seule manière de créer du travail durable, c’est d’ôter le gouvernement du dos de l’entreprise privée.»

Non, ce n’est pas Maxime Bernier qui l’a dit, mais bien Thomas Mulcair lorsqu’il était porte-parole de l’opposition officielle en matière d’industrie et de commerce à l’Assemblée nationale, en novembre 2000.

Une autre vidéo dans laquelle Mulcair vante les politiques économiques de l’ancienne première ministre britannique Margaret Thatcher a refait surface, alors que s’amorce le congrès du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Le chef devra convaincre ses partisans qu’il peut maintenir la tradition socialiste du NPD et mener ses troupes jusqu’à l’élection fédérale de 2019 avant de faire face à un vote de confiance.

Mais le député de Chomedey d’alors vantait une loi qui visait à privatiser la Société d’Investissement Jeunesse, un pas dans la bonne direction pour le Parti québécois trop généreux en subventions gouvernementales selon lui.

«On ne dit pas que ça ne devrait pas exister, une subvention de l’État dans un domaine économique susceptible de créer de l’emploi. Ce que l’on dit, c’est qu’au Québec, on est en train de calquer un modèle issu de l’Europe d’après-guerre», avait-il déclaré.

«Avec l’arrivée de Margaret Thatcher, en Angleterre, on a eu tendance à privatiser. Ça, c’était il y a une vingtaine d’années. Aujourd’hui, l’Angleterre connaît un essor économique extraordinaire, parce que la seule manière de créer du travail durable, c’est d’ôter le gouvernement du dos de l’entreprise privée.»

«Ici, au Québec, on fait le contraire», déplorait alors Thomas Mulcair.

Dans le Journal des débats de l'Assemblée nationale, le porte-parole libéral se moque ensuite du ministre des Finances, Bernard Landry, qui «aime tellement couper des rubans» qu’il octroie des subventions ou des prêts à quiconque le demande.

«Puis il nous arrive avec toujours plus ou moins le même argument. Il nous dit: ‘Bien, voyez, ça crée x jobs et finalement ces gens-là vont payer des impôts; donc, c'est bon pour l'économie.’ Une démonstration facile à faire, mais ô comment trompeuse, parce qu’on évite de regarder l'effet à long terme de ce BS corporatif dont les péquistes ont le tour.»

Contacté jeudi soir, l’attaché de presse de Thomas Mulcair a souligné qu’il s’agissait d’une vieille vidéo, tout comme celle qui a refait surface pendant la dernière campagne électorale.

L’on pouvait voir l’ex-député libéral vanter le «vent de liberté et de libéralisme dans les marchés» au temps de Thatcher.

«Il n’y a rien de nouveau ici. Ce vieux problème a été soulevé pendant la campagne. M. Mulcair va continuer de se battre pour un Canada plus juste et plus équitable», a fait savoir George Smith dans une déclaration écrite.

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