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Libre-échange: l'UE et le Mercosur s'entendent pour faire leurs offres en mai

L'Union européenne et le Mercosur procéderont "dans la seconde semaine de mai" à des échanges d'offres tarifaires, nouvelle étape après la réouverture des négociations pour un accord de libre-échange.

"La deuxième semaine de mai, une fois réglés quelques détails logistiques, nous proc0éderons à l'échange d'offres", a déclaré à l'AFP le ministre des Affaires étrangères uruguayen Rodolfo Nin Novoa, à la sortie d'une rencontre avec la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström, vendredi à Bruxelles.

L'Uruguay assure actuellement la présidence tournante du Mercosur, qui regroupe aussi l'Argentine, le Brésil, le Paraguay, ainsi que le Venezuela mais qui ne participe pas aux négociations en cours.

La réunion de vendredi a permis d'établir une feuille de route des négociations pour le reste de l'année, a précisé la Commission dans un communiqué.

"J'ai confiance que les échanges d'offres à venir vont nous permettre de reprendre avec succès ces discussions en faveur d'un accord ambitieux et global", a observé Mme Malmström, citée dans le communiqué.

L'échange des offres a été annoncé puis annulé à plusieurs reprises ces dernières années. Depuis la reprise des négociations en 2010, six ans après la fin de discussions infructueuses entre 1999 et 2004, neuf tours de négociations se sont déjà tenus.

Le Mercosur a offert à Bruxelles d'inclure 87% de son marché dans un éventuel accord, a confirmé vendredi le ministre uruguayen, alors que l'Union souhaite plutôt 91,5%.

Sans évoquer de chiffre, la Commission souligne de son côté que l'objectif est de "négocier un accord commercial complet, réduire les droits de douane, supprimer les barrières commerciales dans les services et améliorer les règles concernant les appels d'offres, les procédures douanières, les barrières techniques au commerce et la protection de la propriété intellectuelle".

Mais la question des "produits sensibles", qui regroupent les produits laitiers, la viande (porc, volaille, boeuf) et les fruits et les légumes, risque de poser des problèmes.

La France, première puissance agricole de l'UE, soutenue par 12 autres États membres (dont l'Irlande et la Pologne), a demandé un débat sur ce point lors du prochain Conseil des ministres de l'Agriculture lundi à Luxembourg.

pa-mla/agr/alc

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