Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Libération d'un otage italien enlevé par des militants islamistes aux Philippines

Un ancien prêtre italien, enlevé il y a près de six mois dans le sud des Philippines par des militants islamistes présumés, a été relâché vendredi, ont annoncé la police philippine et les autorités italiennes.

Rolando del Torchio, 56 ans, a été retrouvé en dans un bateau du port de l'île de Jolo (sud), place forte du groupe islamiste d'Abu Sayyaf, a précisé à l'AFP Wilben Mayor, porte-parole de la police. Etant donné son mauvais état de santé, il a été transporté à l'hôpital militaire local, a-t-il ajouté.

L'ex-prêtre avait été enlevé le 25 octobre dans la ville de Dipolog, à environ 400 kilomètres au nord de Jolo. Il "est désormais sous la protection des autorités philippines", a précisé le ministère italien des Affaires étrangères, dans un communiqué, remerciant Manille pour son "excellente coopération".

Rolando del Torchio avait été enlevé par des hommes armés dans la pizzeria dont il était propriétaire. Auparavant, il avait été missionnaire pour l'organisation internationale PIME dans le sud des Philippines de 1998 jusqu'à sa retraite en 2000, selon ses collègues.

"Il n'y a pour l'instant aucune information supplémentaire", a répondu

L'identité des ravisseurs n'est pas connue mais les autorités suspectent qu'il ait été finalement livré au groupe Abu Sayyaf. Ce groupe islamiste s'est fait connaître au début des années 2000 en enlevant contre de fortes rançons des dizaines de touristes étrangers.

Il détiendrait aujourd'hui une vingtaine d'otages.

Abu Sayyaf, fondé dans les années 1990 avec le soutien financier d'Oussama ben Laden, est issu de l'insurrection d'un mouvement séparatiste musulman qui a fait plus de 100.000 morts depuis les années 1970.

Abu Sayyaf est accusé d'avoir organisé les pires attentats terroristes jamais perpétrés dans l'archipel, en particulier celui contre un ferry qui a fait plus de 100 morts en 2004.

En 2014, Abu Sayyaf, qualifié de "terroriste" par les Etats-Unis, a prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI), qui contrôle de vastes territoires en Irak et en Syrie.

De 2002 à 2014, environ 500 membres des forces spéciales américaines ont été déployées pour former les troupes philippines et les aider à lutter contre l'insurrection. Selon les autorités du pays, le groupe était passé alors de 1.000 hommes armés à 300. Mais il s'est renforcé depuis le départ des forces américaines.

Des militants islamistes de ce groupe retiennent depuis septembre deux Canadiens et un Norvégien qui avaient été enlevés à bord d'un yacht au sud des Philippines. En mars, le groupe a fixé jusqu'à vendredi pour le versement d'une rançon de plusieurs millions d'euros, menaçant de tuer ces otages.

Derniers otages de la liste, dix matelots indonésiens ont été enlevés fin mars par des militants islamistes qui ont exigé une rançon en échange de leur libération.

En 2014, un couple d'Allemand avait été relâché contre une rançon de millions de dollars, selon les médias, permettant à Abu Sayyaf de s'acheter armes et bateaux.

cgm-kma/ib/

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.