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Et vous, croyez-vous au retour des Expos ?

BILLET - Depuis la récente visite des Blue Jays et des Red Sox, je me suis fait demander au moins 232 fois si je croyais au retour des Expos. Plus souvent qu'autrement la réponse sortait comme : « Nnnnoooui... Peut-être... »

Un texte de Jean St-Onge

D'abord, il faut préciser que, dans une autre vie, le baseball était mon sport.

J'ai joué à un niveau intéressant. J'ai été marqueur officiel, arbitre, entraîneur et dirigeant d'équipe. C'est en tant que relationniste de deux organismes de baseball que j'ai mis les pieds à Radio-Canada pour la première fois en 1984.

Bref, le retour des Expos ferait certainement plaisir au baseballeur caché dans le fond de mon coeur.

Mais, outre le voeu pieux, quelques éléments me font croire que la renaissance du baseball à Montréal est possible.

D'abord, les gens engagés dans le projet.

Denis Coderre et Warren Cromartie sont les haut-parleurs depuis quelques années, mais ceux qui travaillent discrètement derrière eux sont des gens sérieux . Les Steven Bronfman, Mitch Garber et compagnie ont des sous, des contacts et, surtout, le goût de revoir du baseball à Montréal.

Quand Claude Brochu et Jacques Ménard ont formé une société en commandite pour acheter les Expos dans les années 1990, les gens se faisaient un peu tordre le bras pour « sauver » l'équipe. On leur demandait de se comporter en bons citoyens et d'aider à préserver l'image de Montréal.

Sauf que, pour la plupart, les gens engagés dans le projet ne géraient pas leur propre argent. Que ce soit la Fédération des Caisses populaires ou le Fonds de solidarité ou la Ville de Montréal, les Expos auraient été une équipe de boulingrin ou de croquet que ça n'aurait rien changé. Ils étaient prêts à embarquer jusqu'au point X, mais pas question de se rendre à Y.

Quand Steven Bronfman déclare que le groupe actuel n'aura pas de difficultés à amasser l'agent nécessaire, j'ai tendance à vouloir le croire.

Un autre élément positif en vue du retour éventuel est l'attitude du commissaire du baseball, Rob Manfred.

Son prédécesseur, Bud Selig ne voulait rien savoir de Montréal. Manfred, lui, a répété plusieurs fois que le baseball à Montréal et Mexico étaient des options viables d'expansion pour les ligues majeures.

Et quand certaines personnes avancent que Montréal pourrait être une option viable pour relocaliser les équipes qui ont des ennuis de stade comme Tampa Bay ou Oakland, il sépare les dossiers, sans cracher sur Montréal.

Le stade

Mais, Manfred demeure intransigeant sur la question d'un nouveau stade.

Le groupe de Montréal doit avoir un plan précis et crédible pour la construction d'un nouveau stade. On peut le comprendre. Le stade du Parc olympique est un des pires stades utilisés par les ligues majeures depuis l'an 2000. Je dis UN des pires, car le Tropicana Field, domicile des Rays de Tampa Bay, est LE pire.

Cette semaine, on a vu un mini-mouvement de défense du stade olympique par des lettres ouvertes dans la presse. S'cusez, mais les défenseurs de la patente en béton sont dans le champ gauche!

Les Montréalais et les Québécois ne sont pas et ne seront jamais intéressés à s'enfermer sous un gros parachute en plastique pour aller voir du baseball. L'été est trop court!

Les nouveaux Expos pourraient imiter l'Impact et utiliser le stade olympique en début de saison quand les ligues majeures ont la bêtise de programmer des matchs dans le nord malgré les conditions climatiques plus propices au ski qu'au baseball.

Des dirigeants fortunés qui aiment le baseball et un stade avec du gazon qui se composte, voilà les deux éléments les plus importants du retour du baseball à Montréal.

Mais, comme le disait Jacques Ménard cette semaine : « C'est un projet de 1,2 ou 1,3 milliard. C'est pas des peanuts! »

Le vieux baseballeur caché au fond de mon cœur aimerait bien y croire.

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