Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Danemark: le gouvernement veut interdire les voyages en Syrie

Le gouvernement danois a annoncé vendredi l'élaboration d'un projet de loi interdisant de se rendre dans les zones de conflits où participent des groupes terroristes, afin de faciliter les poursuites à l'encontre des jihadistes de retour dans leur pays en provenance du Danemark.

"Il sera tout simplement interdit de mettre les pieds dans certaines zones", a déclaré le ministre danois de la Justice Soren Pind.

"Il sera plus facile de punir les personnes qui se rendent par exemple en Syrie pour rejoindre ou soutenir une organisation terroriste", a-t-il ajouté.

Selon le projet, les citoyens danois et résidents au Danemark risqueront une peine allant jusqu'à six ans de prison s'ils se rendent dans une région où "une organisation terroriste" prend part à un conflit armé. Les journalistes et les chargés de mission travaillant pour les autorités pourront être exemptés de cette interdiction.

La peine maximale infligée à ceux qui "se laissent recruter pour commettre des actes de terrorisme" passera de six à dix ans de prison. Ceux qui ont pris part à des combats encourront jusqu'à 16 ans de prison.

Le projet de loi doit être soumis au Parlement au cours des prochains mois et s'il est approuvé, entrera en vigueur le 1er juillet.

Les sociaux-démocrates (opposition) et le parti du Peuple danois (anti-immigration) ont annoncé leur intention de soutenir la proposition du gouvernement.

Des experts ont exprimé leur scepticisme. "Ceux qui veulent combattre pour le compte de l'Etat islamique seront indifférents à n'importe quelle peine de prison", a déclaré à l'agence danoise Ritzau Tore Hamming, spécialiste du militantisme islamiste à l'Institut de l'Université européenne de Florence.

Jeudi, la police danoise a annoncé l'arrestation de quatre personnes soupçonnées d'avoir rejoint le groupe Etat Islamique en Syrie.

Un cinquième homme a été écroué sous le même chef d'accusation, mais son arrestation avait été gardée secrète afin de ne pas compromettre l'enquête, a indiqué vendredi la police.

nsb/mr/abk

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.