Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Crash du Boeing de flydubai: la Russie privilégie la piste de l'erreur humaine

Les pilotes du Boeing de la compagnie flydubai, qui s'est écrasé en mars dans le sud de la Russie, faisant 62 morts, n'ont pas été en mesure de redresser l'avion lorsqu'il a piqué vers le sol avant le crash, selon les résultats préliminaires de l'enquête publiée vendredi.

Le Boeing 737-800 de la compagnie émiratie, qui effectuait un vol en provenance de Dubaï, en était à sa seconde tentative d'atterrissage dans de mauvaises conditions de visibilité quand il s'est écrasé le 19 mars dans une énorme boule de feu à l'aéroport de Rostov-sur-le-Don.

L'accident s'est produit lorsque l'équipage a décidé d'abandonner l'atterrissage et de faire reprendre de l'altitude à l'avion, avant de changer soudainement d'avis, a indiqué dans son rapport préliminaire le Comité intergouvernemental d'aviation (MAK), qui enquête sur tous les accidents aériens en Russie.

A une altitude de 900 mètres, le pilote, qui a arrêté le système de pilotage automatique, a brusquement poussé le manche vers l'avant en provoquant une "descente énergique" de l'appareil.

"Les actions ultérieures de l'équipage n'ont pas permis d'éviter une collision de l'avion avec le sol", constate le rapport. "La collision s'est produite à une vitesse dépassant 600 km par heure, à un angle supérieur à 50 degrés", précise-t-il.

La catastrophe où ont péri les 55 passagers et sept membres d'équipage de neuf nationalités différentes a eu lieu dans "des conditions météorologiques difficiles" marquées par la "pluie" et de "fortes turbulences", souligne le rapport.

Les pilotes du Boeing avaient suivi la formation nécessaire et avaient suffisamment d'expérience de vol pour piloter ce type d'avion, selon la même source. Ils avaient par ailleurs été informés à l'avance des conditions météorologiques.

Flydubai a indiqué être "au courant des informations diffusées par le Comité intergouvernemental d'aviation". "Nous partageons l'envie de recevoir les arguments appuyés par des preuves le plus vite possible", a déclaré la compagnie aérienne dans un communiqué.

La télévision publique russe avait déjà diffusé fin mars ce qu'elle affirme être les dernières paroles des pilotes du Boeing, laissant penser qu'une erreur humaine pourrait expliquer la catastrophe.

Les deux boîtes noires de l'appareil avaient été récupérées et transportées à Moscou mais le Comité intergouvernemental d'aviation a indiqué vendredi que leur décryptage n'était pas terminé, en précisant avoir sollicité de l'aide des spécialistes émiratis, américains et espagnols pour la traduction des conversations de l'équipage.

burs-am/mp/pop/kat/ia

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.