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Cap-Vert: gouvernement resserré mais moins féminin (PM élu)

Le Premier ministre élu du Cap-Vert, Ulisses Correia e Silva, vainqueur des législatives du 20 mars, a présenté vendredi un gouvernement resserré, plus "efficace", mais comptant moins de femmes.

Le Mouvement pour la démocratie (MPD, libéral) de M. Correia e Silva avait remporté ces élections face au Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert (PAICV, socialiste) au pouvoir depuis 2001.

Comme promis pendant la campagne électorale, le nouveau gouvernement comportera douze ministres et aucun secrétaire d'Etat, contre 19 ministres et secrétaires d'Etat dans le précédent. Il comptera trois femmes, contre neuf auparavant.

"Ce sera un gouvernement petit, productif, solidaire et un gouvernement efficace, un gouvernement visant à produire des résultats et les résultats immédiats que nous souhaitons sont une plus grande décentralisation et une croissance économique inclusive", a déclaré M. Correia e Silva à la présidence.

Parmi les principaux ministères, les Finances reviennent à Olavo Correia, secrétaire d'Etat aux Finances dans les années 1990, l'Economie au consultant international José Gonçalves et les Affaires étrangères à Luis Filipe Tavares, docteur en géographie et professeur d'université.

Les trois femmes ministres obtiennent des portefeuilles importants, notamment la juriste Janine Lélis à la Justice et la haut fonctionnaire Maritza Rosabal à l'Education.

Le Premier ministre gérera lui-même les dossiers sensibles de la réforme de l'État dans cet archipel d'Afrique de l'Ouest considéré comme un "modèle de démocratie" sur le continent, une expression d'ailleurs reprise par Washington au terme des dernières élections.

"Je vais commencer une restructuration au sein du secteur public, mais il n'y aura pas de licenciements de fonctionnaires", a assuré M. Correia e Silva, évoquant des réaménagements structurels au sein des ministères.

Le nouveau gouvernement prêtera serment le 22 avril, mettant fin à la cohabitation provoquée par l'élection en 2011 du président Fonseca, appartenant lui aussi au MPD, dans ce régime semi-parlementaire où l'exécutif est dominé par le Premier ministre.

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