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Paradis fiscaux: Trudeau aura à l'oeil les Canadiens intéressés par le Panama (VIDÉO)

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, entend utiliser les dispositions contenues dans l'accord de libre-échange avec le Panama pour s'assurer que les Canadiens ne profitent pas de cette entente pour faire de l'évasion fiscale ou de l'évitement.

« C'est certain qu'on va utiliser les leviers à l'intérieur de cet accord de libre-échange pour s'assurer qu'on n'utilise pas, que les Canadiens n'utilisent pas les paradis fiscaux, l'évasion et l'évitement fiscal », a déclaré le premier ministre en réaction au scandale des Panama Papers, lors de son passage dans les studios de la radio de Radio-Canada ce matin.

M. Trudeau a précisé qu'il y avait « des critères de responsabilité et de lutte contre l'évasion fiscale à l'intérieur de cet accord-là ».

L'évasion fiscale coûterait entre 6 et 7 milliards de dollars à l'État canadien chaque année.

Il n'a toutefois pas l'intention de se lancer seul dans une offensive internationale contre l'évasion fiscale. « Ça ne sert à rien d'être un pays solitaire en train de resserrer s'il reste encore plein de paradis fiscaux », a-t-il expliqué en entrevue à Gravel le matin.

«Donc de travailler avec la communauté internationale, qui a démontré un grand désir de le faire, c'est ce que nous allons continuer de faire.» - Justin Trudeau

Le premier ministre avait déjà indiqué mercredi, en conférence de presse à Montréal. que le problème ne pouvait être réglé par un pays seul puisque ceux qui cherchent à ne pas payer leurs impôts n'auraient qu'à trouver une autre juridiction plus favorable.

M. Trudeau a par ailleurs rappelé au micro d'Alain Gravel que son gouvernement avait alloué 440 millions de dollars à l'Agence du revenu du Canada (ARC) afin de lutter contre l'évasion fiscale des Canadiens.

Le Canada a signé un accord de libre-échange avec le Panama en 2010, un accord qui est entré en vigueur en 2013.

Le gouvernement canadien a également conclu des accords de libre-échange avec huit autres pays au cours des dernières années : la Colombie, le Honduras, la Jordanie, le Pérou et les États membres de l'Association européenne de libre-échange (l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse).

Les grands noms des «Panama Papers»

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