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Les retrouvailles entre l'Impact et le Crew

L'heure sera à la vengeance, même si personne n'en parle ainsi. L'Impact recevra samedi le Crew de Columbus, l'équipe qui a mis un terme à sa mémorable fin de saison l'automne dernier.

Un texte d'Olivier Arbour-Masse

« On a été déçus la saison dernière, mais il faut penser à autre chose », estime Laurent Ciman au terme de l'entraînement de l'équipe jeudi.

« C'est une nouvelle saison qui démarre. On ne peut pas rester sur deux défaites de suite sans réagir, poursuite le Belge. Je ne pense pas que ce soit une vengeance, c'est une question de fierté. »

L'Impact était à moins de 15 minutes de la finale de l'Est quand Ethan Finley a poussé la demi-finale en prolongation au match retour à Columbus, en novembre. Puis, à neuf minutes des tirs de barrage, Kei Kamara, d'une tête franche, a anéanti les espoirs montréalais.

« Oui, c'était un moment difficile », se remémore Mauro Biello, qui a justement visionné ce match et ce but mercredi soir en préparation pour le week-end. L'entraîneur a toutefois suffisamment de préoccupations pour perdre trop de temps dans la nostalgie. Il a d'ailleurs haussé le ton à quelques reprises pour rappeler ses joueurs à l'ordre à l'entraînement jeudi.

Les jeux arrêtés et les fins de match

Au sommet de sa liste : les phases de jeu arrêtées, responsables de quatre des cinq buts encaissés par l'équipe cette saison. Biello doit corriger cette lacune d'autant plus prestement que Kamara, à 1,91 m (6 pi 3 po), fait ses choux gras de telles situations de jeu.

« C'est un joueur sous-estimé, analyse Ciman. Il a beaucoup de qualités. Il est grand, bon de la tête, il a une bonne technique pour sa grandeur et il va vite. C'est toujours difficile de jouer contre lui dans les airs. Il faut limiter le plus possible les centres et c'est ce qu'on travaille à l'entraînement. »

Biello n'exclut pas de faire appel à ses joueurs plus imposants physiquement pour remédier à cette lacune, notamment Anthony Jackson-Hamel et Hassoun Camara.

« C'est sûr que c'est une option pour moi. On n'est pas vraiment très grands, admet l'entraîneur. Mais ce n'est pas juste la taille, c'est une mentalité, une concentration dans ces moments. Ce n'est pas juste le gars qui saute, c'est le gars qui fait la faute, le gardien qui doit sortir ou pas. Il y a beaucoup d'éléments à améliorer pour être une équipe très forte sur les jeux arrêtés. »

Kamara et le Crew à bas régime

L'Impact aura peut-être un répit puisque Kamara connaît un début de saison en demi-teinte avec 1 seul but en 4 matchs, bien loin du rythme de la saison dernière avec 22 buts en 32 rencontres. Il faut dire que c'est tout le Crew qui peine à réanimer sa vigueur de finaliste déchu et traîne au dernier rang de la MLS avec deux maigres matchs nuls en quatre matchs.

Sauf que l'Impact peine contre les monstres en dormance. À ses deux derniers matchs, il a servi de tremplin pour des équipes qui tournaient à bas régime.

Tant contre le FC Dallas que contre les Sounders de Seattle, les buts en fin de rencontre ont coulé l'Impact. En fait, 4 des 5 buts marqués contre l'Impact l'ont été dans les 15 dernières minutes de la rencontre.

« Un manque de concentration », tranche Laurent Ciman, qui refuse de croire à une forme défaillante après seulement quatre matchs.

Biello, lui, croit que son club doit « augmenter d'intensité » en fin de rencontre et s'efforce de simuler des situations de matchs précises durant les entraînements afin « d'amener cette urgence ».

Le match de samedi sera le dernier de l'Impact au Stade olympique cette saison. Il retrouvera le stade Saputo, le gazon naturel et Didier Drogba dès la semaine suivante.

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